Conflit étudiant: «On ne lâchera pas», insiste Dutil

Robert Dutil, ministre de la Sécurité publique, est... (Collaboration spéciale Luce Dallaire)

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Robert Dutil, ministre de la Sécurité publique, est entouré sur la photo de Cassiopée Dubois et d'Alain Boily de la Chambre de commerce de Saint-Georges.

Collaboration spéciale Luce Dallaire

 

Luce Dallaire, collaboration spéciale
Le Soleil

(St-Georges) «Ça n'a pas de bon sens, et on ne lâchera pas», a dit le ministre de la Sécurité publique et député de Beauce-Sud, Robert Dutil, qui faisait état des «Enjeux d'aujourd'hui et de demain» lors du dîner de la Chambre de commerce de Saint-Georges, hier.

Devant quelque 125 personnes réunies au Georgesville, M. Dutil, qui avait prévu parler notamment de l'autoroute 73 et du mandat qu'il sollicitera avant décembre 2013 dans Beauce-Sud, n'a pas fait fi des sujets de l'heure : le conflit étudiant, la loi 78.

«Est-ce qu'on a fait quelque chose d'anticonstitutionnel? Voilà la question», a-t-il dit.

«Nous [le gouvernement Charest], on prétend que notre loi est constitutionnelle. Ceux qui ne sont pas d'accord, qu'ils la contestent. Ils viennent de le faire. La contestation est rentrée ce matin [hier] pour aller devant les tribunaux. Un juge se prononcera. Est-ce qu'il va l'accepter telle quelle? Est-ce qu'il va nous demander de faire des modifications? Peu importe. Nous, le gouvernement, si un juge nous demande de faire des modifications, on va respecter le juge. On va respecter le jugement. On va le faire. Ça, c'est notre position», a expliqué le ministre.

«La question est la suivante : si la loi est validée, qu'est-ce qu'ils vont faire de l'autre côté? Est-ce qu'ils vont respecter le jugement du juge? Je pose cette question-là depuis une semaine et n'obtiens pas de réponse. On est obligé de conclure que ceux qui viennent contester la loi ne la respecteront que si le jugement leur est favorable. Si le jugement ne leur est pas favorable, ils ne la respecteront pas. Et dans une société démocratique, quand tu fais appel au juge, le premier critère, c'est d'accepter la décision qu'il va prendre, sinon tu ne fais pas appel. Les juges existent depuis le début de la civilisation. Pourquoi? Parce que les êtres humains, qui se querellent parfois, ont fini par se rendre compte qu'il valait mieux un mauvais jugement qu'une bataille qui se finit dans le sang», a dit Robert Dutil.

Système démocratique contesté

«De l'autre côté, on a affaire à des gens qui ne contestent plus que les droits de scolarité [...], mais qui contestent : notre système démocratique, ce n'est plus le bon système. C'est la minorité éclairée, c'est-à-dire les révolutionnaires qui doivent dominer, qui ont droit à l'intimidation, à la menace et à tout ce qui entoure actuellement leurs moyens d'action pour obtenir raison. Ça n'a pas de sens, et on ne lâchera pas», a-t-il dit.

Concernant la rencontre de lundi entre les leaders étudiants et Québec, M. Dutil a indiqué que s'il y avait des discussions raisonnables à y avoir, le gouvernement est toujours prêt au dialogue.

Il en réfère à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, pour la suite du dossier.

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