La FECQ propose un assouplissement de la loi afin de sauver la session

Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, admet... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, admet que la possible annulation de la session préoccupe de plus en plus certains de ses membres.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Espérant toujours pouvoir sauver la session dans la vingtaine de cégeps toujours en grève au Québec, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) propose un assouplissement de la Loi sur les collèges d'enseignement général et professionnel, qui impose un minimum de 82 jours de classe dans chaque session.

«C'est une idée que je lance comme ça, mais il y a peut-être moyen d'obtenir une certaine flexibilité dans la loi pour éviter les impacts sociaux et humains que pourrait avoir l'annulation d'une session. Cette obligation d'un minimum de 82 jours n'existe pas au niveau universitaire et ça complexifie grandement la situation au collégial», affirmait dimanche au Soleil Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.

La loi stipule que le collège doit organiser, durant la période du 1er juillet d'une année jusqu'au 30 juin de l'année suivante, au moins deux sessions comportant chacune un minimum de 82 jours consacrés aux cours et à l'évaluation.

Léo Bureau-Blouin rappelle que les enseignants des cégeps touchés par la grève étudiante ont déjà déclaré être prêts à faire preuve de flexibilité du côté de leurs conditions de travail afin de sauver la session, et que les collèges sont prêts à donner des cours jusqu'au 30 juin.

«En bout de piste, la formation ne serait pas exactement pareille, il faudrait l'aménager un peu, mais les établissements scolaires disent encore que c'est possible de reprendre la session en juin même si ce ne sera pas facile, surtout au niveau de certaines formations techniques», poursuit-il, soulignant qu'il avait fait part au gouvernement des préoccupations de sa fédération à ce sujet.

«N'oublions pas que les collèges ne peuvent pas annuler une session, que c'est une décision qui doit être prise par un ministre. Et je ne crois pas qu'un ministre souhaite porter l'odieux de l'annulation de la session», poursuit-il.

Membres préoccupés

Le président de la FECQ avoue que plus le temps passe, plus certains membres sont préoccupés concernant la possibilité de perdre leur session. Il précise toutefois qu'il n'avait pas prévu que plusieurs autres, au contraire, semblaient prêts à sacrifier une session afin d'obtenir une meilleure entente avec le gouvernement.

«C'est un peu ce qui s'est passé quand nous avons signé l'entente de principe. Nous étions conscients de l'impact de la grève sur la session, c'est pour ça que nous avons ramené cette entente à nos associations membres. Nous nous sommes cependant rendu compte que pour plusieurs, un peu plus ou un peu moins, ça ne changeait pas grand-chose, qu'ils étaient prêts à assumer davantage et que la préoccupation principale n'était pas nécessairement de sauver la session», poursuit-il.

On connaît la suite : l'entente de principe a été massivement rejetée par les associations étudiantes membres de la FECQ et des trois autres fédérations étudiantes du Québec. «Il y a toujours des communications entre mon équipe et les représentants ministériels, mais il n'y a pas de développement concret prévu pour l'instant», termine-t-il.

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