Conflit étudiant: Line Beauchamp entrouvre la porte

La ministre de l'Éducation Line Beauchamp est prête... (La Presse Canadienne)

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La ministre de l'Éducation Line Beauchamp est prête à clarifier l'entente intervenue entre le gouvernement et les étudiants, mais veut éviter que ses gestes d'ouverture soient perçus comme un recul par l'opinion publique.

La Presse Canadienne

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Un infléchissement de la position gouvernementale a permis une timide prise de contact, mercredi - par téléphone -, avec les fédérations étudiantes.

Des «discussions» pourraient reprendre entre les parties, même si personne ne s'attend à ce qu'elles soient couronnées de succès.

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, est prête à «clarifier» l'entente intervenue samedi entre son gouvernement et les leaders étudiants : les membres du futur Conseil des universités pourraient discuter des droits de scolarité.

Attention : le gouvernement libéral continue de refuser d'inscrire dans l'entente que d'éventuelles économies qui seraient trouvées dans la gestion des universités serviraient à réduire la facture des droits de scolarité - en plus des frais afférents. Pas directement, en tout cas.

«Les économies potentielles sont applicables aux frais afférents», a répété et assuré Line Beauchamp, mercredi.

«Maintenant, est-ce que la question des droits de scolarité est un enjeu à aborder autour d'une table qui s'appelle le Conseil des universités? La réponse est oui.»

«Créons cet espace de discussions et l'enjeu des droits de scolarité pourra y être abordé.»

Ce sera à ce comité de disposer, un jour, de la question, doit-on comprendre.

Line Beauchamp joue une partie tout en nuances. Elle veut éviter que les gestes qu'elle pose soient perçus comme un «recul» par l'opinion publique.

Elle sait que sa proposition n'apparaîtra pas suffisante aux yeux de bien des étudiants. Mais elle lance un appel pour que tout le monde «soit en mode sortie de crise». Il s'agit de «sauver les sessions».

Pour cela, dit-elle, les fédérations étudiantes devraient reconnaître que l'entente de samedi ne pourra pas tout régler. «Mais personne n'a à abandonner ses revendications pour autant», ajoute-t-elle.

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