Surprise chez les leaders étudiants

Les leaders étudiants ont condamné les casseurs qui... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les leaders étudiants ont condamné les casseurs qui ont déclenché les hostilités.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Les leaders étudiants présents à la manifestation d'hier à Victoriaville ont été surpris et choqués de la réaction des policiers, qui ont lancé des gaz lacrymogènes sans avoir auparavant déclaré la manifestation illégale, mais ont aussi condamné les casseurs qui ont déclenché les hostilités en lançant des objets aux forces de l'ordre.

«On s'attendait à ce que les policiers soient équipés, mais pas qu'ils réagissent si rapidement et aussi fort. On n'a jamais été informés que la manifestation était illégale, autrement il y en aurait sûrement qui seraient partis», a déploré Éliane Laberge, qui succédera en juin à Léo Bureau-Blouin comme présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

«C'est vraiment une scène de chaos qu'on vient de voir. Malheureusement, ça démontre bien l'attitude des forces policières depuis le début de la grève», ajoutait pour sa part Jeanne Reynolds, porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

«Inacceptable»

Tout comme Éliane Laberge, Jeanne Reynolds a assuré que les casseurs masqués et vêtus de noir qui ont parti le bal en lançant des objets aux policiers ne faisaient pas partie de son groupe.

«Nous, à la CLASSE, ce n'est pas le genre de choses que l'on encourage. Quand des gens sont blessés, que ce soit du côté des manifestants ou des policiers, c'est inacceptable. On se dissocie de ces gens, mais à quelque part, il fallait s'attendre à des gestes comme ça car il y a beaucoup de colère», a-t-elle expliqué.

Dans le voisinage du Centre des congrès, les réactions des résidants allaient du calme à la crainte. «Là je vous jure que je suis tannée en maudit!» a lancé une dame qui réside juste en face du Centre des congrès et qui craignait des bris à sa résidence.

D'autres prenaient la chose différemment. «Les policiers nous ont dit qu'on était plus en sécurité à l'intérieur que dehors, mais nous n'avons pas peur. Il n'y a pas eu de grabuge et il n'y a pas trop de gens qui sont passés sur notre terrain», expliquaient Marcel et Monique Provencher, qui ont même laissé un policier et un manifestant utiliser leur salle de bain.

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