Droits de scolarité: Pauline Marois prône l'indexation

Pauline Marois juge que le Québec doit aller... (La Presse Canadienne)

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Pauline Marois juge que le Québec doit aller en élections.

La Presse Canadienne

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) La chef péquiste, Pauline Marois, qui refuse de dénoncer ceux qui défient les injonctions, limiterait la hausse des droits de scolarité à une indexation au coût de la vie.

Au jour 79 du conflit étudiant, Mme Marois a présenté l'approche péquiste en matière de droits universitaires. Une position qu'elle a partagée avec les leaders étudiants peu auparavant.

Si elle remporte les prochaines élections, la chef du Parti québécois (PQ) annulerait la hausse des libéraux et de façon rétroactive si elle était déjà en application. Soit par un remboursement, soit par une réduction des droits à la session suivante.

En matière de hausse, «le maximum que je puisse envisager à ce moment-ci, c'est l'indexation au coût de la vie», a-t-elle indiqué. Le Québec doit rattraper son retard par rapport à ses voisins quant à la fréquentation des universités, insiste Mme Marois, et une augmentation de la facture n'aiderait en rien.

La chef du PQ, qui défendra aujourd'hui une motion de censure contre le gouvernement libéral, juge que le Québec doit aller en élections.

Sommet «sans tabou»

Un gouvernement péquiste organiserait un sommet sur les études supérieures pour rassembler les acteurs du monde de l'éducation autour d'une table et discuter «sans tabou».

«Les Québécois sont très divisés actuellement, dit Mme Marois. Nous avons dépassé le stade du débat de contenu. Nous sommes face à un véritable cul-de-sac.»

La chef du Parti québécois refuse par ailleurs de condamner les étudiants qui défient des injonctions et bloque l'accès des établissements à ceux qui désirent reprendre les cours.

La judiciarisation du conflit découle de sa détérioration et il en résulte des tensions supplémentaires, selon elle.

«Je suis d'accord pour qu'on respecte les injonctions, c'est la justice, dit-elle. Jamais on ne sera contre l'application de nos règles de droit. Mais, dans ce cas-là, on finit par provoquer, et ce n'est pas la voie à suivre.»

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