La CLASSE accepterait de prendre part à une médiation

Gabriel Nadeau-Dubois... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Gabriel Nadeau-Dubois

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) accepterait de prendre part à une médiation avec le gouvernement du Québec, une option qui est mentionnée depuis quelques jours par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

«Nous ne demanderons pas la nomination d'un médiateur, mais si ça arrive, nous allons nous prêter au jeu et participer à la médiation», expliquait dimanche le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, lors du congrès de la Coalition à l'Université Laval.

La CLASSE a cependant fixé des conditions pour sa participation à un tel exercice de médiation. «Nous devrons avoir un droit de regard sur la personne qui sera nommée et nous souhaitons que ses décisions ne soient pas contraignantes. Bref, que ce soit un médiateur et non pas un arbitre.»

Dimanche, le responsable des communications de la FEUQ, Mathieu Leblanc, a refusé de préciser davantage la stratégie de son association au cours des prochains jours, assurant toutefois que les détails d'une contre-proposition allaient être dévoilés lundi.

Les membres de la CLASSE ont également discuté durant une bonne partie de la journée de dimanche des décisions à prendre en cas de déclenchement d'élections provinciales.

«Il faut savoir que ce serait une première dans l'histoire du Québec, qu'une élection survienne au moment où des milliers d'étudiants sont en grève. Est-ce qu'on continue la grève dans un tel cas et, si oui, comment on l'oriente vu qu'il n'y a pas de gouvernement élu?», s'interrogeait Gabriel Nadeau-Dubois.

Les différentes assemblées étudiantes de la CLASSE prendront position sur cette question cette semaine. «La seule option qui est écartée, c'est l'appui à un parti politique, même si certains proposent la gratuité scolaire. Il est très important de garder notre indépendance face aux partis», poursuit le porte-parole.

Pas de vote de confiance

Finalement, Gabriel Nadeau-Dubois a nié faire l'objet de contestation au sein de la CLASSE. «Hier [samedi], j'ai moi-même proposé d'être soumis à un vote de confiance à cause de la personnalisation du conflit et de certains commentaires faits sur Facebook. À la quasi-unanimité, l'assemblée a résolu de ne pas tenir un tel vote de confiance.»

La candidature de Pascal Rheault, qui souhaitait faire partie du comité médias de la CLASSE avec Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, a d'ailleurs été rejetée dimanche en fin de congrès. Trente délégués ont voté contre, 18 pour et 18 se sont abstenus.

Cinq associations de Laval joignent l'ASSE

Le conflit étudiant présentement en cours a permis à l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), d'où est issue la CLASSE, de courtiser cinq associations étudiantes de l'Université Laval qui ont joint officiellement ses rangs dimanche.

Les associations d'étudiants en sociologie, en philosophie, en physique, en théâtre et en création et études littéraires de l'Université Laval rejoignent donc celle des étudiants en anthropologie, qui était jusqu'à dimanche la seule association étudiante de Laval membre de l'ASSE.

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