«À l'école, s'il devait y avoir une tempête le lendemain, je voulais être le premier à savoir pour dire à mes copains qu'ils n'avaient pas à faire leurs devoirs», blague celui qui, le 1er septembre 1988, était rivé devant son téléviseur. «J'étais tout énervé. C'était l'entrée en ondes de MétéoMédia. J'admire encore Réjean Ouimet, qui est là depuis les débuts.»
Lors de ses études au secondaire, son intérêt pour la météo n'a fait que croître. «Je me suis intéressé aux nuages, à leur provenance, leur formation. J'ai appris à entrer diverses données dans des logiciels afin de mesurer les quantités de neige et de pluie tombée pour réaliser diverses opérations.» Autodidacte, il a beaucoup lu sur la météo, notamment grâce à des contacts établis avec des météorologues. Aujourd'hui, M. Lévesque possède chez lui sa propre station météo professionnelle. Sa cour est remplie d'équipements spécialisés.
«J'ai des pluviomètres, des girouettes, des anémomètres, des baromètres et aussi un nivomètre Nipher, qui sert à mesurer la quantité de neige tombée. Je suis privilégié d'en posséder un. Ça ne se vend pas au grand public.»
À la radio
Chaque jour, il réalise ses propres prévisions météo pour la grande région de Saint-Pascal qu'il partage dans chronique matinale à la radio de CHOX FM de La Pocatière et publie sur son site Internet www.meteostpascal.com.
«Ça me demande au moins quatre heures de travail par jour, mais j'adore ça. Les données de mes instruments se transfèrent à une console qui les compile et les envoie à l'ordinateur. Mon instrumentation ne sert pas à prévoir le temps. Je me base sur les données recueillies et des modèles météorologiques que j'analyse afin de faire une prévision la plus juste possible.»
La fréquentation de son site Web dépasse le millier de visites quotidiennes. «Je réponds aussi aux questions des gens sur la météo, il y a des éphémérides et diverses autres informations», note-t-il en manipulant les ordinateurs installés au sous-sol de sa résidence.
Yvan Lévesque est aussi observateur volontaire pour Environnement Canada. «Lorsque la météo est active, je leur transfère mes données afin qu'ils puissent établir des observations justes, même en étant à Montréal.»
Professeur à l'école primaire de Saint-Pascal, il initie maintenant ses jeunes élèves à sa passion. «Je leur apprends à compiler diverses données météo et deux fois par semaine, ils présentent leurs propres prévisions par le biais de l'intercom de l'école. Certains de mes anciens élèves rendus au secondaire avancé désirent entreprendre des études spécialisées en sciences ou en météorologie», conclut-il fièrement.
Refusant de se prononcer sur l'été à venir, il nous réfère à un article qu'il a rédigé et qui s'intitule: «Les prévisions à long terme, vous y croyez?» Le document, du reste très intéressant, se trouve sur son site Internet dans la section Êtes-vous sérieux? Gageons que l'on connaît la réponse!