La CLASSE en a fait l'annonce sur son compte Twitter, dimanche. Les délégués se sont prononcés dans le cadre d'un congrès à Québec.
Selon le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, les représentants d'associations étudiantes ont jugé les offres «insultantes».
«Les association étudiantes n'ont pas été en grève pendant 11 semaines pour hériter d'une hausse des frais de scolarité supérieure», a expliqué M. Nadeau-Dubois.
La prochaine étape, selon l'étudiant, est le retour dans la rue pour poursuivre la mobilisation.
«C'est ce qui nous a fait obtenir une première table de négociations et c'est ce qui va nous faire gagner contre ce gouvernement-là.»
Les fédérations étudiantes collégiale et universitaire ne se sont pas encore prononcées, mais leurs dirigeants respectifs ont affirmé qu'ils doutaient que leurs membres n'acceptent les offres.
La FEUQ pourrait révéler sa position dès lundi, tandis que la FECQ consultera ses membres au cours de la semaine prochaine.
Vendredi, le gouvernement a proposé d'étaler sur sept ans plutôt que cinq la hausse prévue. Il a aussi annoncé la bonification du régime de prêts. Il tentait ainsi de mettre un terme à la contestation étudiante, qui entre dans sa onzième semaine.
Retour dans la rue
Une manifestation s'est déroulée dans les rues de Québec dimanche après-midi. Les manifestants se sont rassemblés au parc Saint-Roch et se sont rendus devant l'Assemblée nationale.
En soirée, une sixième marche en autant de soirs à Montréal était annoncée sur une page Facebook sous le titre de «Torpinouche de grosse manif Dimanche Soir round VI». En milieu d'après-midi, déjà plus de 1700 personnes avaient signifié leur intention d'y participer.
Les organisateurs souhaitent n'exclure personne de leur manifestation, écrivant que «(celle-ci) est ouverte à tout le monde et ce sans discriminations envers les tactiques de chacun-e».
Troisième porte-parole
Par ailleurs, la CLASSE pourrait se doter d'un troisième porte-parole auprès des médias, un candidat ayant fait part de sa volonté de se joindre à Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds. Le vote se tiendra dimanche, probablement en début de soirée.
M. Nadeau-Dubois assuré qu'il ne s'agissait pas d'une contestation à son endroit, même si des membres de la CLASSE auraient déploré sa façon de faire.
La semaine dernière, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp et le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil s'en sont pris directement à Gabriel Nadeau-Dubois. Ils lui ont reproché son incapacité à lancer un appel au calme ou à condamner la violence de façon claire.
Pour le principal intéressé, il s'agit là d'une stratégie libérale plutôt douteuse.
«Je trouve ça assez bas, pour un gouvernement, que de s'attaquer comme ça à individu pour masquer, en fait, son manque de sens des responsabilités.»
M. Nadeau-Dubois a ajouté que sa crédulité n'est pas remise en question au sein de la CLASSE, les délégués ayant même refusé de tenir un vote de confiance à son endroit.
Il croit que les attaques dirigées vers lui visent plutôt l'ensemble de la CLASSE et des idées qu'elle défend.
«On dérange, nos idées bousculent certaines certitudes. C'est peut-être parce qu'on vient faire tache d'huile sur la paysage politique et médiatique, et je pense que ça, c'est tout à notre honneur.»