Droits de scolarité: Québec prêt à faire un pas

Des étudiants ont clairement fait connaître leur mécontentement...

Agrandir

Des étudiants ont clairement fait connaître leur mécontentement à la ministre Line Beauchamp, hier soir à Montréal.

(Québec) Le gouvernement de Jean Charest serait prêt à faire un pas: à étaler la hausse des droits de scolarité sur six ou sept ans plutôt que cinq, a appris Le Soleil. Mais pas question pour lui de reculer sur l'augmentation de 1625$ qui a été votée.

Québec serait disposé à se montrer un peu plus «ouvert» dans le conflit qui l'oppose aux associations étudiantes, mais sans céder sur le fond. Il marche sur un fil.

Comme des bruits de couloir le voulaient, l'étalement de la hausse dans le temps est la carte secrète qu'il se garde dans la manche, selon des informations fiables du Soleil.

D'après ce qui a été décidé jusqu'ici, cet étalement est l'élément majeur que le gouvernement pourrait encore présenter à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et à la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) si elles revenaient discuter avec lui. En plus de la création d'un mécanisme de surveillance de la «gouvernance universitaire» et de retouches qui pourraient encore être apportées au système de prêts et bourses.

Et si la FECQ et la FEUQ ne revenaient pas à la table de discussions? a-t-on demandé à cet interlocuteur de haut rang. La réponse est plus floue. Une hypothèse est évoquée: le gouvernement pourrait décider de s'en remettre à la population en rendant publiques ses offres.

En raison de sa durée, ce conflit crispe les partis politiques à l'Assemblée nationale. Elle les met à cran. Surtout avec cette possibilité d'élections générales que plusieurs imaginent en filigrane.

Pour la FECQ et la FEUQ, il est clair que le gouvernement de Jean Charest veut «se servir de cette crise» pour ouvrir la voie à une campagne électorale.

Hier, la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, a proposé au gouvernement de suspendre l'application de la hausse en 2012 - au trimestre débutant en septembre, donc. Une proposition aussitôt assimilée à une capitulation par le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

Sa proposition a aussi été critiquée par Québec solidaire, qui martèle, à l'instar de Jean Charest, que le PQ n'a jamais eu de position claire sur le fond du dossier.

«La tension est palpable et entraîne des gestes incontrôlés, a déploré Pauline Marois. Actuellement, cette situation fait partie intégrante de la stratégie de Jean Charest, qui cherche à diviser le mouvement étudiant et à se servir d'eux pour des visées partisanes.»

François Legault donne raison à la ministre Line Beauchamp, qui a expulsé la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Ce groupe d'étudiants «a démontré sa mauvaise foi», a-t-il insisté.

La FECQ et la FEUQ «porteront l'odieux» d'un éventuel échec si elles ne retournent pas à la table de discussions, a encore soutenu le chef de la Coalition avenir Québec.

Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, l'expulsion de la CLASSE est, au contraire, un «geste irresponsable». Il estime que les «actions pacifiques» dont se réclame la CLASSE ne signifient pas qu'il faut «tout faire pour ne déranger personne».

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer