Ainsi, 54,1 % des membres de l'assemblée se sont prononcés en faveur de la grève. Ce vote survient un peu plus de deux semaines après que cette même association eut mis fin à sa grève entamée à la mi-mars. Au début avril, 2355 étudiants avaient choisi de cesser ce moyen de pression en s'exprimant au moyen du vote électronique, contre 2217 qui étaient pour la grève.
«Dans le contexte actuel du mouvement étudiant, où il y a des possibilités d'avoir des négos avec le gouvernement, des membres ont voulu qu'on se repositionne sur le mandat de grève», a indiqué Valérie Boudreault, attachée aux communications de l'AELIES, pour expliquer ce nouveau développement.
Mme Boudreault affirme que dès lundi, des membres de cette association feront notamment du piquetage devant les salles de classe des cours que doivent suivre les étudiants de l'AELIES. Mais dans un contexte de fin de session, il y a fort à parier que les classes où les étudiants pourraient faire du piquetage se feront rares. D'ailleurs, pour une partie de ces étudiants, la grève n'est pas un facteur déterminant, car elle ne les empêche pas de continuer la préparation de leur thèse de maîtrise ou de doctorat.
«Nous tiendrons une conférence de presse la semaine prochaine pour expliquer notre position», a ajouté Mme Boudreault.
Ces 11 700 personnes s'ajoutent aux près de 5000 étudiants de l'Université Laval déjà en grève.