Ces scénarios ne seront valables que si le conflit se règle dans toute la province, étant donné l'intention de l'Université de respecter le choix des étudiants de poursuivre la grève générale illimitée. La session d'hiver se termine officiellement le 30 avril.
«Il faut penser qu'au lendemain de la reprise des cours, il faudra vivre ensemble. On ne forcera pas les choses. On espère un dénouement rapide [...] Le scénario de reprise des cours en un mois et deux jours se référait à la date du 16 avril comme fin de grève. On planche sur différents scénarios pour sauver la session d'hiver et offrir la session d'été», a dit hier Jean-Pierre Ouellet, vice-recteur à la formation à l'UQAR. La réunion extraordinaire du conseil d'administration prévue hier a été transformée en séance d'information.
Jeudi, les étudiants du campus de Rimouski ont voté à 50,3 % pour la poursuite de la grève générale illimitée qui est arrimée à une négociation et à des propositions sur les droits de scolarité, ce à quoi Québec a toujours dit non. La levée des cours décrétée depuis deux mois par l'Université amène des étudiants à songer à un recours en dommages et intérêts.
«Il faut être capable de chiffrer les dommages moraux, réels et punitifs. Dans plusieurs cas, le préjudice n'a pas encore été causé», explique Marc-André Jourdain, qui bénéficie d'une injonction provisoire jusqu'au 7 mai.
Une douzaine d'étudiants en faveur de la grève attendaient encore l'étudiant à son cours d'hier matin. «Il y a un règlement interne de l'Université qui interdit l'intimidation. Au moment où on se parle, je ne porterai pas plainte. Si on continue d'empêcher les gens de passer, je vais m'organiser pour que l'Université bouge.»
Thomas Briand-Gionest, président de l'Association générale des étudiants du campus de Rimouski, a réagi, soutenant que «la décision de l'Université [de poursuivre la suspension des cours] correspond avec ce qui a été demandé de respecter le vote démocratique des étudiants. [...] Je comprends que l'UQAR a besoin d'un certain temps pour prévoir des choses, consulter son personnel enseignant et de produire des scénarios».