Vain ultimatum à la CLASSE

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp,  demande instamment... (La Presse Canadienne)

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La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp,  demande instamment à la CLASSE, une fois pour toutes, de condamner la violence et d'y renoncer afin de faire avancer les choses.

La Presse Canadienne

Marc Allard

Marc Allard
Le Soleil

(Québec) La ministre de l'Éducation Line Beauchamp a lancé un ultimatum, mercredi, à la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), qui a refusé de condamner publiquement la violence comme la ministre lui demandait de faire le jour même.

Dans un communiqué envoyé en matinée, Line Beauchamp a demandé aux leaders étudiants de «répondre publiquement à sa demande aujourd'hui [mercredi]». Mais la CLASSE a dit non, évoquant un délai trop court pour consulter ses membres.

Line Beauchamp a exigé que la CLASSE respecte cette condition pour pouvoir discuter avec elle. «Je vais m'asseoir avec les leaders [étudiants] qui vont dire haut et fort, clairement, sans condition, qu'ils demandent qu'on renonce à poser des gestes de violence et d'intimidation», a dit la ministre Beauchamp en point de presse.

«Une des associations dit clairement jusqu'à maintenant qu'elle refuse, qu'elle n'a pas le mandat de condamner la violence», a-t-elle ajouté, faisant référence à la CLASSE.

Bien que la demande de la ministre était adressée «aux associations étudiantes», l'ultimatum visait la CLASSE en particulier, qui n'a pas été invitée à la commission indépendante sur la gestion des universités à laquelle Mme Beauchamp a convoqué les fédérations étudiantes universitaire (FEUQ) et collégiale (FECQ).

Membres à consulter

La CLASSE, qui s'est déjà «dissociée» des actes de violence, a continué mercredi à justifier son refus de les condamner en rappelant qu'elle devait d'abord consulter ses membres.

«Les débats sur la violence se font depuis plusieurs années, justement, au sein des associations étudiantes, dit la porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds. Là, on nous demande en quelques jours de régler ce problème-là.»

La CLASSE estime que la ministre Beauchamp est en train de faire dévier le conflit sur la hausse des droits de scolarité vers un «débat sémantique et superficiel».

Selon la Coalition, la ministre Beauchamp doit de son côté donner l'exemple en condamnant les abus des services policiers et des directions d'établissements scolaires envers les manifestants.

La FEUQ, qui exige que la CLASSE soit invitée à la commission indépendante, a aussi demandé, mercredi, à la ministre de dénoncer la violence, de plus en plus présente lors des manifestations et sur les campus.

Après 10 semaines de grève, environ 168 000 étudiants sont toujours en grève dans les universités et cégeps de la province, dont plus de 4000 à l'Université Laval.

Avec La Presse Canadienne

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