Grève étudiante à l'UQAR: explosion de cas de détresse psychologique

Marc-André Jourdain est entré dans son local de... (Carl Thériault, collaboration spéciale)

Agrandir

Marc-André Jourdain est entré dans son local de cours sans obstruction.

Carl Thériault, collaboration spéciale

 

Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Le nombre d'étudiants en détresse psychologique explose à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), à un point tel que l'établissement a dû faire appel à des ressources externes.

Ces informations obtenues d'abord par Le Soleil de sources internes à l'Université ont été corroborées par le Mouvement des étudiants contre la grève. Le seul psychologue employé par l'Université ne suffisait pas à la tâche.

«Il y a eu quatre ou cinq cas de dépression profonde en quelques jours la semaine dernière», ont précisé au Soleil des étudiants contre la grève qui tenaient un kiosque dans l'atrium de l'Université. «Je connais aussi des étudiants qui ont abandonné leur session», a dit Myriam Fournier, porte-parole des étudiants contre la grève, qui organisent aujourd'hui une manifestation pour le retour en classe.

La discrétion était de mise à l'UQAR sur les causes précises de ces cas de détresse et même de dépression chez certains étudiants.

Accueil

Un comité d'accueil a chahuté l'étudiant Marc-André Jourdain, qui, muni d'une injonction interlocutoire provisoire, est entré hier à son cours en génie mécanique.

Le recteur Michel Ringuet a averti les étudiants contestataires que l'établissement annulerait le cours si les autres étudiants n'avaient pas libre accès au local comme M. Jourdain. Un échange parfois musclé s'est ensuivi.

«Nous ne sommes pas pour la judiciarisation du conflit. Mais nous avons un jugement de cour en mains. On aurait pu prendre ce prétexte de l'article 24 du jugement pour lever la suspension de tous les cours. On ne l'a pas fait [...]. Si on empêche les étudiants de suivre ce cours ce matin, on ne pourra pas obliger le professeur de le donner deux fois. Si vous décidez d'empêcher les autres étudiants de suivre ce cours, vous décidez d'annuler ce cours pour les 30 étudiants. Ce sera votre décision qui correspondra à une annulation de cours», a lancé le recteur à la centaine d'étudiants présents. Hier matin, aucun autre étudiant ne semblait être entré dans la salle de cours.

Cet article stipulait qu'en l'absence d'une grève légale, «la suspension des cours décrétée le 27 février pourrait bien, malgré ses objectifs légitimes, constituer une violation pour l'UQAR de ses obligations envers ceux de ses étudiants qui, favorables ou non au dégel des frais de scolarité au Québec, désirent poursuivre sans entrave leur programme d'études».

Le recteur a rappelé que l'UQAR était la seule université à avoir officiellement suspendu les cours pour des raisons de sécurité sauf pour les six cours contenus dans l'injonction interlocutoire provisoire du juge Gilles Blanchet.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer