Les cours doivent se donner, dit Line Beauchamp

Line Beauchamp... (Photo PC)

Agrandir

Line Beauchamp

Photo PC

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) Grève ou pas, les cégeps et les universités doivent «prendre toutes les mesures» pour que les cours se donnent, et ceux qui les boycottent en subiront les conséquences, prévient la ministre Line Beauchamp.

La titulaire de l'Éducation a effectué une tournée médiatique, cet avant-midi, au lendemain d'une rencontre avec les directeurs d'établissements collégiaux et universitaires.

Elle leur a rappelé, comme cela avait été fait par lettre en février, que les cours doivent être donnés, comme le «dicte la loi».

«Les tribunaux ont été favorables aux injonctions d'étudiants qui voulaient avoir accès à leurs cours, a affirmé Mme Beauchamp au Soleil. Ces étudiants sont en droit de demander aux établissements que toutes les mesures soient prises pour que les cours puissent se donner.»

Au collège de Valleyfield, la direction force le retour des étudiants avec une reprise des cours jeudi matin, malgré la reconduite du vote de grève.

Pour respecter les conventions collectives des professeurs, les cours pourraient s'étirer jusqu'au 22 juin, voire être repris au mois d'août. Cela permettrait d'éviter que trop d'étudiants s'ajoutent à la cohorte suivante.

Il appartient aux directions d'établissement de juger si les cours peuvent se donner en toute sécurité. «Les professeurs savent qu'ils sont payés pour être disponibles pour donner un cours, note la ministre Beauchamp. Si on a jugé qu'on pouvait entrer dans l'établissement en toute sécurité, sans intimidation, le cours doit se donner.»

La ministre martèle que 65 % des étudiants sont en classe. En somme, ceux qui resteront dans la rue verront leurs collègues prendre de l'avance dans leur cheminement scolaire. «Si un étudiant décide de boycotter ses propres cours, ça devient sa décision avec des conséquences potentielles, dit Mme Beauchamp. J'ai toujours dit que les principales perturbations sont dans la vie de ceux qui décident de boycotter leurs cours.»

Le gouvernement Charest a annoncé une hausse des frais de scolarité de 1625 $ sur cinq ans, une augmentation de l'ordre de 75 %. La ministre préfère parler d'une hausse équivalente à 115 $ par session, en tenant compte d'un crédit d'impôt. Elle insiste aussi sur le régime de prêts et bourses et l'implantation d'un système de remboursement des prêts proportionnellement au revenu engrangé sur le marché du travail.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer