En point de presse en fin d'après-midi, les leaders des trois grandes associations étudiantes à l'origine du mouvement contre la hausse des droits de scolarité - la FEUQ, la FECQ et la CLASSE - ont qualifié d'insultante la proposition formulée jeudi par le gouvernement Charest.
La ministre Beauchamp avait annoncé la bonification du programme de prêts étudiants, tout en instaurant un régime de remboursement proportionnel au revenu des futurs diplômés. Par contre, le gouvernement du Québec demeure inflexible sur l'enjeu fondamental de la grogne étudiante: pas question de renoncer aux hausses de 1625 $ en cinq ans des droits de scolarité.
Les représentants de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ainsi que de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) ont déclaré qu'ils feront désormais front commun pour faire fléchir le gouvernement sur la question des droits de scolarité.
Ils ont affirmé se sentir plus près que jamais de la victoire, alors que des discussions ont été entamées avec le ministère de l'Éducation pour organiser une rencontre avec la ministre Beauchamp au début de la semaine prochaine.
«Chemin de croix de l'éducation»
Plus tôt dans la journée, des étudiants ont continué de manifester contre la hausse des droits de scolarité.
Des dizaines d'entre eux avaient organisé un «chemin de croix de l'éducation» dans les rues de l'arrondissement Outremont, à Montréal. La manifestation avait débuté vers midi au métro Édouard-Montpetit pour se terminer devant les bureaux du ministre des Finances, Raymond Bachand.
Cette initiative de l'Association des étudiants de Polytechnique visait à démontrer que le gouvernement Charest est en train «de tuer l'accessibilité aux études», selon sa présidente Patricia Boivin.
Au moins deux autres manifestations étudiantes étaient aussi organisées, l'une à Sainte-Thérèse dans les Laurentides et l'autre à Saguenay.