Grève étudiante à l'UQAR: le recteur fixe le retour en classe au 16 avril

Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski,... (Carl Thériault, collaboration spéciale)

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Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski, Michel Ringuet, a expliqué en conférence de presse mardi que l'actuelle session peut encore être prolongée d'une ou deux semaines.

Carl Thériault, collaboration spéciale

 

Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Michel Ringuet, fixe au 16 avril la date de reprise des cours pour éviter aux étudiants de «lourdes conséquences» sur le sort de la session d'hiver 2012.

M. Ringuet a expliqué en conférence de presse mardi à Rimouski que l'actuelle session peut encore être prolongée d'une ou deux semaines.

«J'ai dit au président Thomas Briand-Gionest [président de l'association étudiante] que ma lecture était qu'un exécutif étudiant devait avoir un comportement responsable en tenant compte des intérêts de tous ses membres», a soutenu M. Ringuet.

L'association étudiante du campus de Rimouski fait non seulement face aux conséquences de la poursuite de la grève générale illimitée, mais aussi à une pétition de 32 étudiants demandant la convocation d'une assemblée générale extraordinaire pour rediscuter du vote de grève illimitée devant les nouvelles échéances fixées hier par les autorités universitaires.

Mise en demeure

«La convocation d'une assemblée générale spéciale n'est pas exclue, mais aucune décision n'a été prise à ce sujet», a précisé hier, au Soleil, Thomas Briand-Gionest. L'UQAR a par ailleurs reçu une mise en demeure d'un étudiant en génie mécanique de Rimouski, Marc-André Jourdain, qui, au nom de 70 étudiants, demande à l'institution de reprendre les cours le mardi 10 avril sinon une injonction pourrait être demandée.

«Ce que dit le recteur est le moins pire des scénarios. Nous considérons que l'UQAR est en défaut et qu'elle devrait continuer à donner des cours [...].» Une procédure qui était hier sous analyse par les avocats de l'UQAR, qui doit répondre d'ici le 10 avril.

Les étudiants font face à une prolongation des baux de leur logement, à une période de travail possiblement réduite durant la période estivale et éventuellement à l'impossibilité de mettre en oeuvre leurs recherche pendant l'été pour ceux et celles qui bénéficient de bourses.

Il a été impossible de connaître l'impact financier réel de ce débrayage pour l'Université, sinon qu'il en coûte 110 000 $ par semaine pour l'emploi des chargés de cours, qui constituent 60 % du personnel enseignant de l'institution.

«Il y a des chargés de cours qui veulent concentrer leurs cours avant la fin de la session le 30 avril. Si on ouvre des plages horaires les fins de semaine, il y aura du temps supplémentaire à payer à certains employés [...]. Je ne pense pas que le Ministère nous compensera financièrement. Cette situation fera fondre le surplus de nos opérations», a souligné M. Ringuet, qui a déjà proposé, mais sans succès, une médiation pour résoudre ce conflit pour une bonification du programme de prêts et bourses.

En 2011-2012, l'UQAR comptait 6430 étudiants ordinaires, dont 2976 au campus de Lévis et 2233 au campus de Rimouski.

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