Médiation sur la hausse des droits de scolarité: Québec dit non au recteur de l'UQAR

Michel Ringuet, recteur de l'Université du Québec à... (Carl Thériault, collaboration spéciale)

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Michel Ringuet, recteur de l'Université du Québec à Rimouski

Carl Thériault, collaboration spéciale

 

Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) La proposition du recteur de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Michel Ringuet, d'une médiation entre Québec et les fédérations étudiantes pour dénouer l'impasse sur la hausse des droits de scolarité n'aura pas fait long feu. C'est non.

«Nous ne sommes pas dans un processus ni de négociation, ni de médiation sur les droits de scolarité, qui font partie du cadre budgétaire du retour à l'équilibre dans le budget de l'an dernier. Le gouvernement ira de l'avant avec la hausse des frais de scolarité, et ce pour améliorer la qualité de nos universités», a dit au Soleil, Hélène Sauvageau, attachée de presse de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.

La direction des communications de l'UQAR a tenu à remettre en contexte cette déclaration. «L'appel au dialogue du recteur ne portait pas sur la hausse des frais de scolarité, mais plutôt sur les mesures à prendre pour protéger l'accessibilité financière aux études universitaires. Le recteur de l'UQAR a toujours été d'accord avec la hausse des frais de scolarité», a précisé Marie-Thérèse Brunelle, directrice des communications à l'UQAR.

La moitié en grève

À l'UQAR, c'est la moitié des étudiants qui sont en grève générale illimitée, ceux du campus de Rimouski (depuis trois semaines), puisqu'au campus de Lévis, les étudiants terminent normalement leur année scolaire.

Lundi, une cinquantaine d'étudiants avaient envahi pacifiquement le bureau du recteur Ringuet. «La suggestion du recteur a été une surprise pour nous. On est encore à l'étape d'avoir droit à un dialogue parce qu'il y a eu absence de ce dialogue, mais nous ne sommes pas à l'étape d'aller chercher un médiateur. Les deux parties doivent se respecter. Le gouvernement tient actuellement sa position qui fait qu'elles sont intenables par rapport à une médiation», a affirmé, au Soleil, Vincent L'Hérault, porte-parole de ce groupe composé d'étudiants de 2e et 3e cycles. Il n'y a pas eu d'intervention pour déloger les étudiants qui ont quitté librement les locaux.

Lundi, environ 600 étudiants des établissements d'enseignement du Bas-Saint-Laurent ont marché dans les rues de Rimouski toujours contre la hausse des droits de scolarité.

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