Marc-Antoine Morin et Jean-François Trudelle, qui sont tous deux porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec (MESRQ, 2900 membres sur Facebook), militent au sein de la Commission-Jeunesse du PLQ.
Arielle Grenier, qui a donné plusieurs entrevues aux médias, et qui sera de passage à Tout le monde en parle, dimanche soir, était récemment membre du PLQ et s'est impliquée dans la Commission-Jeunesse.
Son père, Jean-Robert Grenier, a été candidat libéral en 2008 dans la circonscription de Marguerite-d'Youville, qui couvre Boucherville et Sainte-Julie. Jusqu'en 2011, il était président de l'association libérale de Marguerite-d'Youville.
Jointe au téléphone, Arielle Grenier précise qu'elle et son père ne sont plus membres du Parti libéral. Elle indique qu'elle a pris cette décision d'abord parce qu'elle manquait de temps, mais ne préfère pas préciser les autres raisons qui l'ont conduite à quitter le parti.
Ses liens passés avec le PLQ n'expliquent pas son implication dans le MESRQ, qui est ouvert à tous, assure-t-elle. «Ce n'est pas pertinent. Il y a des gens dans le mouvement qui sont membres du Parti québécois, d'autres de la CAQ [Coalition avenir Québec], du Parti vert aussi. On a de tout.»
Jeudi, la Fédération étudiante collégiale du Québec a dénoncé les liens des trois porte-parole du MESRQ avec le PLQ. «Je trouve déplorable qu'un groupe étudiant qui se dit neutre soit en fait dirigé par des militants actifs du Parti libéral du Québec», a dit Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération.
La présidente de la Commission-Jeunesse du PLQ, Marie-Pierre Isabelle, a réagi jeudi en publiant un texte sur le site de la commission intitulé «Les dérives de la théorie du complot».
«Les jeunes qui militent au PLQ se sont majoritairement prononcés en faveur d'un dégel des droits de scolarité en 2007-2008, a-t-elle écrit. Qui se surprendra d'apprendre que nombre d'entre eux font le CHOIX de s'impliquer dans le mouvement étudiant contre les grèves.»
Victime d'intimidation
Mercredi, Arielle Grenier, qui étudie en science politique à l'Université de Montréal, a dénoncé à La Presse l'intimidation dont elle s'est dite victime en s'affichant en faveur de la hausse des droits de scolarité. Deux étudiants de l'UQAM et de l'Université de Sherbrooke disent avoir subi le même traitement.
Jeudi, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp a exhorté les leaders étudiants à dénoncer publiquement l'intimidation contre les opposants au mouvement de grève.
Arielle Grenier a participé jeudi soir au tournage de Tout le monde en parle à Radio-Canada. Le porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, Gabriel Nadeau-Dubois, était également invité. Selon le fil Twitter de l'animateur de l'émission diffusée dimanche, Guy A. Lepage, Line Beauchamp a décliné l'invitation.
Près de 48 500 étudiants sont maintenant en grève au Québec.