Des étudiants en faveur de la hausse des droits de scolarité

Gabrielle Brisebois, du Mouvement des étudiants socialement responsables.... (Ian Bussières, collaboration spéciale)

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Gabrielle Brisebois, du Mouvement des étudiants socialement responsables.

Ian Bussières, collaboration spéciale

(Québec) Quand on entend parler d'étudiants universitaires favorables à la hausse des droits de scolarité, on pourrait avoir tendance à imaginer des poulets favorables à la hausse du nombre de renards près des poulaillers. Ce n'est toutefois pas du tout le point de vue des quelque 1300 membres du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec (MESRQ), pour qui cette position n'est pas du tout contradictoire.

«Entre vous et moi, ça ne me tente pas de payer plus cher, mais je sais que si je ne paie pas tout de suite, je vais payer plus tard avec mes impôts, car la dette augmentera toujours», confie Gabrielle Brisebois, étudiante à la maîtrise en littérature et membre du comité exécutif du MESRQ.

«À cause de ma position, d'autres étudiants me traitent parfois de bourgeoise et d'élitiste, alors que, pourtant, je viens des HLM. J'ai été élevée par une mère monoparentale et j'ai payé mes études moi-même, sans le régime des prêts et bourses, en travaillant et en obtenant des bourses au mérite ou pour l'engagement social», poursuit celle qui arbore un cercle vert en réponse au carré rouge des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.

Grégory Laporte, un autre membre de l'exécutif qui étudie en informatique à l'Université de Sherbrooke, parle d'amélioration des services. «Je suis favorable à la hausse surtout parce que la qualité des services n'est pas là présentement. Beaucoup de programmes manquent de profs et on engage des chargés de cours qui ne sont pas si compétents que ça. Il y a aussi les départements de recherche qui manquent de financement.»

M. Laporte ne croit pas que la hausse des droits de scolarité réduira l'accès aux études supérieures. «Selon certaines études réalisées par l'Institut économique de Montréal, le taux de fréquentation est parfois plus élevé dans les provinces où les frais de scolarité sont plus hauts», fait-il remarquer.

Pour Arielle Grenier, étudiante en science politique à l'Université de Montréal, il s'agit aussi d'une question d'équité intergénérationnelle. «Nous avons le devoir de ne pas hypothéquer l'avenir de la génération future», explique-t-elle.

Franchir les piquets

Évidemment, en raison de leur appui à la hausse des droits de scolarité, les membres du MESRQ sont contre le mouvement de grève qui se prépare dans plusieurs cégeps et universités du Québec. Ils souhaiteraient d'ailleurs continuer à fréquenter leurs cours même si un débrayage est lancé.

«Notre membership a augmenté de 600 depuis deux semaines! La plupart des étudiants, même certains opposés à la hausse, veulent étudier. Nous préparons d'ailleurs une pétition demandant que l'éducation soit considérée comme un service essentiel et que les grévistes ne puissent empêcher l'accès aux cours», signale Gabrielle Brisebois, qui a bien l'intention de franchir les piquets de grève.

Grégory Laporte est du même avis. «L'université est un service pour lequel nous avons payé et qui doit nous être rendu. Les grévistes auront beau bloquer l'entrée des cours, rien ne nous empêche d'appeler la police pour pouvoir aller à nos cours quand même», conclut-il.

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