À l'aube d'une grève étudiante nationale

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Les pressions des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité n'ont pas cessé depuis le budget de l'an dernier. Cette fois, les moyens de pression atteindront un summum avec une grève dans les réseaux universitaires.

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Marc Allard

Marc Allard
Le Soleil

(Québec) Les étudiants en service social et les étudiants des cycles supérieurs en sociologie de l'Université Laval ont lancé, lundi, une grève générale illimitée que plus de 20 000 étudiants devraient avoir entamée d'ici le début de la semaine prochaine pour faire reculer le gouvernement sur la hausse des droits de scolarité.

Quelques jours en avance sur les autres associations étudiantes qui ont voté pour la grève, les 450 étudiants du Mouvement des étudiants en service social de l'Université Laval et les 99 étudiants de l'Association des chercheures en sociologie (ACCES) ne se sont pas présentés à leurs cours, hier, et continueront à débrayer jusqu'à une date indéterminée.

«Si on veut se faire écouter, on pense que c'est notre devoir de faire la grève générale pour s'assurer d'établir un rapport de force avec le gouvernement», dit Guillaume Turgeon, porte-parole de l'ACCES.

Les deux associations étudiantes de l'Université Laval ont été les premières au Québec, hier, à amorcer une grève générale illimitée. Leurs membres font partie des 20 470 étudiants de 21 associations étudiantes dans trois universités et deux cégeps qui ont déjà adopté un mandat de grève.

Aujourd'hui, les étudiants de premier cycle en sociologie et en anthropologie de l'Université Laval doivent se joindre à la grève, de même que les étudiants en arts, en droit et en science politique et en sciences humaines de l'UQAM.

En gradation

D'ici lundi, toutes les autres associations étudiantes devraient faire la grève à leur tour, indique Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

«Si j'étais la ministre de l'Éducation [Line Beauchamp], je commencerais sérieusement à m'inquiéter. C'est vraiment une question de temps avant que le système d'éducation soit sérieusement paralysé», dit M. Nadeau-Dubois.

D'ici au 20 février prochain, le porte-parole de la CLASSE promet une semaine d'actions et de coups d'éclat. Le Centre de commerce mondial, qui abrite notamment les bureaux montréalais du ministre québécois des Finances, Raymond Bachand, devrait être pris d'assaut par les étudiants jeudi de la semaine prochaine.

D'ici le 1er mars, 34 associations étudiantes regroupant environ 67 500 étudiants doivent encore se prononcer sur un mandat de grève.

Au printemps dernier, le gouvernement de Jean Charest a annoncé une hausse des droits de scolarité universitaires de 325 $ par année de 2012 à 2017, une augmentation de 1625 $ sur cinq ans.

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