Anglais intensif: trop vite, juge le syndicat

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil

(Québec) Les commissions scolaires veulent implanter trop vite l'anglais intensif dans les classes de sixième année, estime le syndicat qui représente les enseignants des commissions scolaires de la Capitale et des Premières-Seigneuries.

«C'est bien trop tôt, il y a encore beaucoup de questions qu'on se pose», dit le président du Syndicat de l'enseignement de la région de Québec, Denis Simard.

La commission scolaire de la Capitale espère voir 35 à 40 grou­pes de sixième année sur 80 passer à l'anglais intensif dès l'automne. Du nombre, 15 offrent déjà des programmes d'anglais intensif. La commission scolaire des Premières-Seigneuries a déjà six classes de sixième année qui ont l'anglais intensif, mais prévoit en ajouter une seule l'an prochain.

Quant aux commissions scolaires des Découvreurs et des Navigateurs, elles invitent près de la moitié de leurs groupes de sixième année à implanter l'anglais intensif dès l'automne.

Selon M. Simard, les commissions scolaires se pressent à implanter le programme, car elles craignent de manquer de professeurs d'anglais. «On crée artificiellement une compétition» entre elles, déplore-t-il.

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