L'École nationale des pêches proactive pour attirer plus d'étudiants

L'École des pêches et de l'aquaculture veut se... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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L'École des pêches et de l'aquaculture veut se rapprocher des pêcheurs commerciaux de tout le Québec.

Collaboration spéciale Gilles Gagné

Gilles Gagné
Le Soleil

(Grande-Rivière) La direction de l'École nationale des pêches et de l'aquaculture du Québec entend se rapprocher de ses clientèles potentielles afin d'améliorer l'achalandage de cette institution basée à Grande-Rivière, en Gaspésie.

Fondée il y a plus de 60 ans, l'école a vu sa clientèle traditionnelle chuter au fil des ans. Depuis 12 ans, 176 étudiants y ont obtenu leur diplôme, 55 au collégial et 121 au secteur professionnel. C'est bien moins que la moitié de la capacité de l'institution.

Toutefois, l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec (ÉPAQ) joint d'autres clientèles, notamment des pêcheurs, des aquiculteurs et des ouvriers d'usine qui suivent une formation continue entre leurs périodes de travail.

De plus, l'institution sert aussi au programme collégial d'accueil et d'intégration, c'est-à-dire aux collégiens de la MRC du Rocher-Percé qui n'ont pas encore fait un choix d'option mais qui s'avancent dans les matières obligatoires comme le français, les mathématiques, la philosophie et l'éducation physique. De 20 à 45 étudiants par année s'y inscrivent.

Le directeur par intérim, Roland Auger, veut mieux faire pour l'industrie «qui a la chance d'avoir son école nationale».

Il y a un an que l'ÉPAQ a entamé une planification stratégique, et la tournée des trois régions québécoises actives en pêcheries commerciales a révélé des besoins de formation à combler, ont souligné des chefs d'entreprise.

«Les gens ont été francs et accueillants. L'école de Grande-Rivière doit demeurer, mais elle doit aussi agrandir son territoire d'intervention. Ce n'est pas évident de partir de Tête-à-la-Baleine ou de Blanc-Sablon, sur la Côte-Nord, et aller à Grande-Rivière [...] Des gens vont le faire, mais pas en aussi grande proportion qu'avant», ajoute M. Auger.

Besoins de l'industrie

Il a aussi saisi que l'industrie veut «de la formation continue, mais elle veut aussi des candidats formés avec des connaissances générales, polyvalents et prêts à travailler dans un secteur qui fait affaire partout», dit-il.

L'ÉPAQ maîtrise la technologie pour dispenser la formation à distance, et elle l'a déjà fait, au profit d'étudiants de Nouvelle-Écosse. Il faut toutefois penser que l'Internet haute vitesse doit être disponible dans les lieux de réception de la formation, ce qui n'est pas le cas partout. Conscient que le secteur québécois des pêches n'est présentement pas en mesure d'absorber 50 détenteurs d'un diplôme d'études collégiales par an, M. Auger voit néanmoins des pistes d'avenir. Il entend les présenter sous peu aux gens de ce secteur. «On ne passera pas trois ans à étudier».

Au cours de la dernière décennie, les inscriptions de toutes natures (études collégiales et professionnelles) à l'ÉPAQ ont passablement fluctué. De 2001 à 2004, la moyenne d'inscriptions s'est établie à 78 par an, pour baisser à 45 et 52 en 2007 et 2008. Cette moyenne a remonté à 82 depuis 2009, mais plusieurs de ces étudiants évoluent en accueil et intégration, entre 20 et 45 par an, et ne voient conséquemment pas leur avenir dans les pêches.

L'ÉPAQ jouit d'un budget de 2,8 millions $ par an et emploie l'équivalent de 35 personnes.

Avec la collaboration d'André Bécu

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