Augmentation du salaire du recteur: les profs sont outrés

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

Les professeurs de l'Université Laval, qui ont accepté un gel salarial pendant deux ans, ne digèrent pas du tout l'augmentation de salaire de 43 % qui a été accordée au recteur Denis Brière.

«C'est difficilement justifiable et difficilement compréhensible», a laissé tomber hier Yves Lacouture, président du Syndicat des professeurs de l'Université Laval (SPUL).

Lors du renouvellement de leur convention collective, les professeurs ont accepté de ne pas recevoir d'augmentation de salaire en 2010 et en 2011 en raison du déficit accumulé dans les régimes de retraite, qui compromet sérieusement la santé financière de l'institution. «Ça nous apparaît tout à fait inapproprié surtout quand on nous demande de faire des sacrifices», poursuit M. Lacouture.

Le président du SPUL n'est pas convaincu par les justifications de l'administration universitaire, qui explique cette hausse par le rattrapage à faire pour rejoindre la moyenne des universités comparables. Les professeurs revendiquent justement des augmentations de salaire comparables à la rémunération de leurs collègues des grandes universités canadiennes. «Cette rhétorique n'est pas bonne pour les profs, mais elle est bonne pour le recteur», fait-il remarquer, tout en rappelant que les négociations avec l'administration reprendront dès 2012.

Réserves unanimes

La Confédération des associations d'étudiants de l'Université Laval a aussi tenu à dénoncer hier l'augmentation de salaire du recteur Brière, à quelques jours du dévoilement du budget provincial qui fixera une hausse des droits de scolarité pendant cinq ans. «C'est une dépense problématique qui aurait dû être évitée, surtout dans le contexte actuel, où on demande à tout le monde de se serrer la ceinture», affirme sa présidente, Barbara Poirier.

De son côté, le Syndicat des chargés de cours de l'Université Laval réclame des explications. «Je ne sais pas si c'est déraisonnable, je n'ai pas les données pour comparer avec d'autres universités. Mais c'est une décision qui mérite davantage d'explications. M. Brière, en tant que personne, aura des comptes à rendre», a affirmé son président, Puma Freytag.

Les chargés de cours négocient présentement le renouvellement de leur convention collective avec l'administration universitaire, mais les questions entourant la rémunération n'ont pas encore été abordées.

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