Intégration des élèves en difficulté: du cas par cas, selon la ministre

«L'intégration, ça ne peut pas se faire au... (Photo: Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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«L'intégration, ça ne peut pas se faire au détriment de la réussite des autres élèves», croit Michèle Courchesne, ministre de l'Éducation.

Photo: Patrick Sanfaçon, archives La Presse

(Québec) Tout en reconnaissant les ratés de «l'intégration massive» des élèves en difficulté dans les classes régulières, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, affirme qu'il faut plutôt gérer la situation «au cas par cas».

Interpellée à ce sujet hier lors de l'étude des crédits en éducation, la ministre Courchesne a réaffirmé qu'il est grand temps de revoir l'intégration des élèves en difficulté. «Il y a des choix qui ont été faits il y a 10 ans et on voit bien qu'aujourd'hui, on se questionne bien plus qu'on se félicite», a-t-elle laissé tomber. Au tournant des années 2000, avec l'adoption d'une nouvelle politique d'adaptation scolaire, plusieurs élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage ont été intégrés dans des classes régulières plutôt que de les regrouper dans des classes spécialisées.

Loin d'être simple

Or, depuis déjà plusieurs années, l'épineuse question de l'intégration défraie régulièrement la manchette. Hier, Le Soleil présentait des portraits de classes dans des écoles de Québec où une majorité d'élèves sont en retard sur leur parcours scolaire. Entre des profs à bout de souffle et des parents qui veulent que leur enfant s'intègre le plus normalement possible à l'école, la situation est loin d'être simple, affirme Mme Courchesne, qui s'est bien gardée de présenter des solutions concrètes.

«La question la plus fondamentale, c'est de savoir, à partir des évaluations et des diagnostics de ces enfants : jusqu'où devons-nous aller dans cette intégration? Quelles sont les capacités d'apprendre pour chaque enfant? Ça doit devenir du cas par cas. Il n'y a pas une seule réponse», a-t-elle affirmé, soulignant qu'il y avait aussi «de belles histoires» et qu'il ne fallait pas «jeter le bébé avec l'eau du bain».

De leur côté, les syndicats d'enseignants croient avoir trouvé la solution : voilà déjà longtemps qu'ils réclament qu'on fixe à 10 % le nombre d'élèves en difficulté intégrés dans une classe ordinaire. Mais la ministre Courchesne a réaffirmé hier qu'il est légalement impossible de le faire, en raison des dispositions de la Charte des droits et libertés. «C'est une question délicate. Juridiquement, ce n'est pas évident de dire qu'on ne peut pas intégrer plus que tel nombre. On ne peut pas faire ça. Chaque cas est différent», a-t-elle répété.

Les commissions scolaires passent au bistouri

Les commissions scolaires devront se serrer la ceinture. En plus de ne remplacer qu'un employé sur deux, elles devront effectuer des coupes dans leurs dépenses de fonctionnement, puisque ces sommes n'ont pas été indexées dans le dernier budget du gouvernement Charest. Il n'y a que les salaires qui ont été majorés. «C'est la première fois qu'on impose ces restrictions au réseau. Ce sera exigeant, mais c'est possible de le faire. Il y a des choix qui devront être faits au niveau administratif», a indiqué hier la ministre de l'Éducation. Michelle Courchesne jure toutefois que les services aux élèves ne seront pas touchés. Les cégeps et les universités sont soumis au même régime minceur.

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