À la rencontre des écoliers branchés du Gabon

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Vendus environ 200 $, les ordinateurs XO ont été conçus spécialement pour s'adapter aux pays en développement.

Le Soleil, Laetitia Deconinck

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Dans les pays du Sud, des élèves se familiarisent avec l'utilisation d'ordinateurs portables XO en classe. Mais quels sont les impacts de cette révolution informatique sur l'apprentissage des élèves? L'Université Laval est l'une des rares universités francophones à se pencher sur la question.

D'ici quelques semaines, les étudiants Kaçandre Bourdelais et Justine Gilbert s'envoleront pour le Gabon afin de donner un coup de pouce à des enseignants qui utilisent des ordinateurs portables dans leur école primaire. Les appareils ont été fournis par la Fondation One Laptop per Child (OLPC), qui a conçu le micro-ordinateur XO en collaboration avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT). L'Université Laval est la seule université canadienne qui a conclu un partenariat avec la Fondation One Laptop per Child, à la suite d'un concours international.

Le XO est un petit ordinateur conçu spécialement pour s'adapter aux conditions des pays en développement. Vendu au coût de 188 $US, il résiste à l'eau et à la poussière. Jusqu'à maintenant, environ un million d'ordinateurs XO ont été distribués aux quatre coins de la planète. L'Uruguay, en Amérique du Sud, a même décidé d'en fournir à tous ses élèves, sans exception.

Un des avantages de l'ordinateur en classe est de donner accès à des bibliothèques virtuelles et à une foule d'outils pédagogiques, dans des pays où les manuels scolaires et les cahiers se font rares, explique Jacques Désautel, professeur et superviseur du projet au Gabon. Le petit ordinateur blanc et vert suscite aussi beaucoup d'enthousiasme chez les élèves. «Un des effets notables, c'est la hausse de la fréquentation scolaire. Juste pour ça, ça vaut la peine», lance M. Désautel.

Mais pour en savoir plus sur les impacts du XO en classe, il faudra attendre encore quelques années. Hilaire Bibang Assoumou, étudiant au doctorat, sera chargé de documenter le projet. «On veut apporter une expertise qui viendra nourrir la réflexion au niveau international», conclut M. Désautel.

Une solution pour Haïti

La Fondation OLPC mène une campagne pour inciter les organisations à envoyer leurs ordinateurs XO usagés en Haïti. L'an dernier, 13 700 appareils XO ont été envoyés dans 60 écoles haïtiennes. «Nous espérons fournir davantage d'ordinateurs cette année aux enfants qui ont été victimes du tremblement de terre», peut-on lire sur le site Internet de l'organisation.

Pour Jacques Désautels, professeur à la faculté des sciences de l'Éducation de l'Université Laval, il s'agit d'une occasion à saisir. «Il ne s'agit pas d'inonder le pays d'ordinateurs, mais comment imaginer un avenir sur cette planète si on n'est pas connecté quelque part?»

Au cours des prochaines années, M. Désautels aimerait former des professionnels en Haïti. «Je veux convaincre le recteur, Denis Brière, de déposer un projet à l'ACDI [Agence canadienne de développement international]. C'est bien beau les ordinateurs, mais il faut aussi savoir s'en servir.»

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