Ces faits divers qui ont défrayé la manchette en 2015

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Une centaine de personnes s'étaient réunies pour rendre hommage aux victimes de la collision à Scott.

Le Soleil, Erick labbé

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Retour sur 2015

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Retour sur 2015

L'année 2015 sous plusieurs angles: en objets, en coups de coeur, en caricatures, en photos, en percées scientifiques et en quiz sportif. »

(Québec) L'année 2015 a été faste en événements de tout genre sur la scène policière et judiciaire. Outre les faits divers violents comme les meurtres, de nombreuses histoires, parfois inusitées, ont défrayé la manchette. Le Soleil vous en présente quelques-unes qui se sont inscrites dans les pages de votre quotidien.

L'insouciance de la récidiviste de l'alcool au volant... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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L'insouciance de la récidiviste de l'alcool au volant Jade Morillon Morissette (à droite) a coûté la vie à Ingrid Carolina Zamorano Pabon et Julian Esteban Muneton Vasquez, un couple de Colombiens qui vivait à Québec depuis un an et demi.

Photothèque Le Soleil

Le fléau de l'alcool au volant

L'année a été marquée par deux accidents mortels fortement médiatisés. Le premier s'est produit le samedi 22 août sur la route 171, à Scott. Cette nuit-là, Louis-David Fournier et Dereck Bolduc--Coulombe, 19 ans, ont croisé la route de Pedro-Antonio Ovalle Leon, 31 ans, accusé de conduite avec les capacités affaiblies causant la mort des deux jeunes Beaucerons. Deux autres passagers, Mélinda Guay-Dionne et Gabriel Langlois, ont été blessés grièvement. L'accusé, un travailleur saisonnier d'origine guatémaltèque, avait pris la camionnette de son employeur sans permission. Plusieurs amis des victimes avaient organisé des rassemblements pour se recueillir collectivement.

Jade Morillon Morissette, 27 ans, une récidiviste de l'alcool au volant, a plaidé coupable à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies causant la mort de Julian Esteban Muneton Vasquez, 29 ans, et Ingrid Carolina Zamorano Pabon, 30ans, décédés dans un accident survenu le 31 août à Limoilou. Au moment des faits, l'accusé parlait au téléphone et a grillé un feu rouge. L'histoire du couple de Colombiens au Québec depuis un an avait ému, d'autant plus que la dame était enceinte de huit mois. Le bébé n'a pu être sauvé. Une collecte de fonds avait été mise sur pied pour permettre aux proches des victimes d'assister aux funérailles.

Le 18 décembre, la Cour suprême rappelait la gravité de conduire en état d'ébriété en rétablissant à six ans et demi la peine de Tommy Lacasse, ce jeune Beauceron responsable de la mort de Caroline Fortier, 17ans, et Nadia Pruneau, 18 ans, le 17juin 2011 à Sainte-Aurélie, en Beauce. En 2014, la Cour d'appel du Québec avait ramené à quatre ans la peine imposée par le juge Hubert Couture de la Cour du Québec. Mais le plus haut tribunal du pays estime que le magistrat de première instance avait raison d'imposer une peine sévère pour passer un message dissuasif à tous les conducteurs ivres de la Beauce. Du coup, elle confirme l'idée que le taux de commission d'un crime dans une région devient un facteur aggravant pour déterminer une peine.

Libéré en 2014 après avoir passé 28 ans... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Libéré en 2014 après avoir passé 28 ans derrière les barreaux, Yves «Colosse» Plamondon a renoué avec le palais de justice cette année.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Un cas «Colosse»

Le célèbre Yves «Colosse» Plamondon faisait un retour remarqué devant la justice le 29 octobre après être sorti de prison en 2014 au terme de 28 années passées derrière les barreaux relativement à trois meurtres pour lesquels il a toujours clamé son innocence. Il avait été arrêté la veille pour vol qualifié et complot pour vol qualifié de la caisse populaire de Saint-Apollinaire. Il a été pris en flagrant délit au moment où il faisait l'objet d'une filature pour une histoire de trafic de stupéfiants, impliquant son frère, Gaétan. La veille de son arrestation, il était au palais de justice en complet--cravate dans le cadre d'une poursuite civile de 35 millions $ qu'il intente contre l'État pour avoir passé près de 30 ans à l'ombre injustement, plaide-t-il.

La justice au banc des accusés

En novembre, Jean-Roch Parent, ex-procureur de la Couronne dans le district de Québec, obtenait une absolution conditionnelle après avoir plaidé coupable à une accusation de harcèlement envers son ex-conjointe et son nouveau conjoint pendant neuf mois. En cours d'année, il a brisé trois conditions de remise en liberté. Ça lui a valu de passer l'équivalent de 13 journées en détention, isolé en cellule 23 heures sur 24. Depuis, l'avocat de 38 ans a perdu son emploi. Il risque maintenant la radiation du Barreau du Québec.

Un sentiment de justice habitait plusieurs citoyens du quartier Saint-Roch le 19 août lorsque le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a porté des accusations de conduite dangereuse causant la mort et de négligence criminelle causant la mort contre l'agent Simon Beaulieu, de la police de Québec. Il était au volant de l'autopatrouille qui a heurté à mort le cycliste Guy Blouin, le 3 septembre 2014, sur la rue Saint-François Est. Cette histoire est devenue le catalyseur pour dénoncer la répression policière dont se disent victimes les utilisateurs du parvis de l'église Saint-Roch. De plus, ils craignaient que le processus d'enquête, sous le sceau du secret, ne débouche sur aucune accusation.

Le 10 septembre, un autre événement rappelait le cas Blouin. Une policière de Québec au volant d'une autopatrouille causait la mort de Jessy Drolet, un motocycliste de 38 ans. La victime circulait sur l'autoroute Laurentienne au moment où la conductrice faisait un demi-tour dans une zone de travaux, sans gyrophares, alors qu'elle ne répondait pas à un appel d'urgence. La Sûreté du Québec enquête et soumettra son rapport à un procureur de la Couronne qui décidera si des accusations doivent être portées.

Un policier de Québec, Jean-Bernard Lajoie, 32 ans, est accusé en décembre de deux chefs de trafic de cocaïne, un chef d'abus de confiance et d'utilisation frauduleuse d'un ordinateur. Il est suspendu avec solde depuis février au moment où a commencé une enquête interne. Fait particulier, Beaulieu avait reçu une médaille pour action méritoire avec son collègue de l'époque Simon Beaulieu (affaire Guy Blouin ci-haut) pour avoir sauvé en 2011 un désespéré du suicide en plongeant dans la rivière Saint-Charles.

L'ex-policier de Lévis Benjamin Pelletier écopait en octobre d'une peine de 90 jours de prison à purger les fins de semaine pour avoir eu de multiples relations sexuelles avec une adolescente de 15 ans, notamment dans l'autopatrouille. En avril 2012, le policier, âgé à l'époque de 28 ans, s'était épris de celle qu'il croyait au départ être âgée de 17 ans. Il a poursuivi la relation même lorsqu'il a su qu'elle avait moins de 16 ans, âge légal du consentement.

Meurtres: recherches et voyage funeste

Le présumé assassin Victor Poirier, 47 ans, pensait bien déjouer la police. L'homme est accusé du meurtre prémédité de Chantal Demers, 46 ans, survenu à Québec vers le 3 mai, à la suite d'une violente dispute. La victime aurait même appelé sa fille en pleurant pour lui demander de l'aide. Poirier aurait rappelé pour calmer le jeu et nier tout problème. Le corps de Mme Demers a été retrouvé le 11 mai dans un secteur boisé de Saint-Raymond, dans Portneuf, partiellement couvert de branches et de feuilles, lors d'une recherche intensive menée par plusieurs policiers. Poirier fait aussi face à de nombreuses accusations de violence et d'agression envers d'anciennes conjointes.

Il a fallu que Sylvain Fournier, 41ans, subisse un examen psychiatrique pour savoir s'il était apte à subir son procès pour le meurtre prémédité de Joachim Aracil, 82 ans, et de tentative de meurtre contre Arlette Aracil, 76 ans, deux touristes français, de passage à Québec à l'été. Le 12 juillet, Fournier a poignardé, sans raison apparente, sa victime au troisième étage du 610, rue Colbert, une coopérative où résidaient temporairement les voyageurs. Dans les premières heures après le crime, plusieurs voisins ou témoins ont fait référence aux troubles mentaux de Fournier, qui habite aussi à cet endroit.

Breaking Bad «en vrai»

Les amateurs de la série Breaking Bad connaissent l'histoire de Walter White, un professeur de chimie qui se lance dans la fabrication et la vente de méthamphétamine après avoir appris qu'il avait le cancer. Maintenant, il y a Daniel Cozak, un chimiste de 66 ans de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier arrêté en septembre au Nouveau-Brunswick dans son laboratoire de fabrication d'ecstasy. Ses deux fils, Charles et Samuel, sont aussi accusés. L'ancien professeur à l'Université Laval et consultant dans des firmes privées, avait aménagé deux laboratoires qui permet de fabriquer les éléments actifs de l'ecstasy, l'un à Saint-Camille-de-Lellis dans la MRC des Etchemins et l'autre à Lac Baker au Nouveau-Brunswick. La capacité de fabrication est estimée à 1,5 million de comprimés par semaine.

Les abus d'un pasteur

Le pasteur baptiste Claude Guillot, soupçonné d'avoir séquestré, battu et fait subir des sévices à cinq garçons, entre 1983 et 2014, devra subir un procès après avoir été arrêté le 9 décembre. Des décisions du tribunal de la jeunesse rendues en début d'année donnent un aperçu de ce qu'il a fait subir dans le sous-sol de son ancienne résidence de la rue du Pont-du-Jour. Il aurait infligé des coups de poing au ventre ou au visage et des gifles, en plus d'imposer des punitions sévères. Par exemple, il a forcé un jeune à effectuer 8000push-ups au cours d'une même journée, sans boire ni manger. Le présumé bourreau aurait eu l'habitude d'affamer les adolescents laissés sous sa responsabilité par des membres de la congrégation.

L'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault a écopé d'une peine de... (Archives Le Soleil) - image 8.0

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L'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault a écopé d'une peine de prison de 18 mois après avoir plaidé coupable à des accusations de fraude et d'abus de confiance. 

Archives Le Soleil

Une cause sans fin

Même après avoir été reconnue coupable et avoir reçu sa sentence, l'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault fait encore la manchette. En septembre, on apprenait que la Couronne en appelait de la peine de 18 mois de prison ferme imposée, jugée trop peu sévère par Me Marcel Guimont. Parallèlement, l'avocat de l'accusée a demandé à la Cour d'appel de se prononcer sur cette peine. Il tentera de convaincre les juges que Mme Thibault doit la purger dans la collectivité. À suivre... en 2016.

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