Florian Sauvageau, l'analyste du monde des médias

Florian Sauvageau, qui a été reçu officier de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Florian Sauvageau, qui a été reçu officier de l'Ordre national du Québec le 22 juin, a fait de la recherche sur les médias le coeur de sa pratique dans les dernières années.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «Lorsque l'on reçoit un honneur comme celui de l'Ordre national du Québec, c'est très gratifiant. En soulignant les éléments de ma carrière, je ne peux faire autrement que rendre hommage à ceux qui m'ont fait confiance au départ et tout au long de mon parcours professionnel», philosophe Florian Sauvageau.

Pour lui, tout le travail accompli s'est nécessairement fait en équipe, jamais il n'a été seul.

Avocat de formation et ex-journaliste d'expérience avant de devenir professeur, Florian Sauvageau a commencé sa carrière à la radio dans les années 1960, à l'époque des grands noms de la radio à Québec, se souvient-il.

Puis, il fait son entrée au journal Le Soleil, où il a été directeur de l'information de 1967 à 1969 avant de devenir directeur de la rédaction de 1971 à 1973. «J'ai beaucoup appris à cette époque», relate-t-il. «Je le dois surtout à Mario Cardinal, qui m'a donné une chance à l'époque. Il a fait confiance à un jeune de 26 ans pour diriger une équipe de journalistes. Et il y avait le propriétaire Gabriel Gilbert qui me faisait confiance. Cet homme représentait vraiment ce qu'était un grand propriétaire de journal, un publisher dans la pure tradition nord-américaine.»

En même temps qu'il oeuvre comme journaliste, Florian Sauvageau commence dans l'enseignement comme chargé de cours à l'Université Laval. «C'était essentiel de travailler comme journaliste afin d'enseigner en journalisme», affirme-t-il. De chargé de cours, il devient professeur à demi-temps avant d'exercer le rôle d'enseignant à temps plein.

Entre-temps, il coprésidera un groupe de travail, le Groupe de travail sur la politique de la radiodiffusion au Canada connu sous le nom de comité Caplan-Sauvageau, dont le rapport en 1986 donnera les orientations de la loi canadienne sur la radiodiffusion. Ce sera un grand changement dans le monde de la radio et de la télévision.

Jusqu'en février 2017, M. Sauvageau présidait le Centre d'études sur les médias à l'Université Laval, qu'il a fondé en 1992. Il a fait de la recherche sur les médias le coeur de sa pratique dans les dernières années. Sa nomination d'officier de l'Ordre national du Québec reconnaît entre autres cet élément de sa carrière et sa contribution au monde de l'information.

Optimiste

Quant à l'avenir du journalisme, Florian Sauvageau demeure optimiste. «La société aura toujours besoin des journalistes pour distinguer l'essentiel de l'accessoire afin que les citoyens puissent prendre des décisions éclairées dans l'exercice de leur rôle dans la démocratie.»

Il estime que le contexte du travail journalistique se transformera, notamment en raison de la convergence des médias et des contraintes financières que vivent les grandes organisations médiatiques dans le bouleversement causé par Internet, les réseaux sociaux et l'accès rapide aux informations. «Il n'y aura probablement plus de grandes salles de nouvelles comme celle que j'ai connue, mais la société aura toujours besoin des journalistes pour savoir ce qui se passe autour d'eux et dans le monde, car leur travail consiste à chercher la vérité» et à mettre les événements en perspective, conclut le professeur émérite.




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