Dominic Larocque: le salut par le sport

Dominic Larocque a perdu sa jambe lors d'un... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Dominic Larocque a perdu sa jambe lors d'un déploiement en Afghanistan. Mais il a toujours gardé le goût du sport et ses efforts l'ont mené au sein de l'équipe canadienne de parahockey.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le grand jeune homme aux yeux clairs et rieurs se prépare sérieusement pour les prochains Jeux paralympiques de 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Il a déjà participé à la compétition de Sotchi dans l'équipe canadienne de parahockey.

Cette fois, Dominic Larocque ne sera pas chez les attaquants, mais il sera le gardien de but de l'équipe de hockey sur luge, poste qu'il occupe depuis trois ans après quatre années passées à l'attaque.

«C'est une autre façon de voir le jeu», expose-t-il en entrevue. «Lorsque j'étais plus jeune, j'ai joué au football, au soccer et au hockey» dans l'équipe junior de Valleyfield où il est né. Il n'a jamais perdu le goût du sport ou de l'entraînement, même après l'amputation de sa jambe gauche en 2007 après l'explosion d'une mine artisanale alors que le jeune militaire était déployé en Afghanistan.

C'est le sport et sa capacité de voir le bon côté des choses qui lui ont permis de reprendre sa vie en main et de progresser dans sa carrière d'athlète paralympique. La compétition, il a ça dans le sang.

Lorsqu'il a choisi la voie de l'armée après son cinquième secondaire, Dominic Larocque voulait intégrer l'équipe de recherche et sauvetage, l'une des sections qui demandent une condition physique et une préparation de haut niveau. Mais avant de pouvoir intégrer le groupe, il a été déployé en Afghanistan.

Après l'explosion qui s'est produite à son cinquième mois sur le terrain, les médecins choisissent de traiter d'abord sa jambe droite, la plus atteinte. Mais une infection s'attaque à sa jambe gauche, qui doit être amputée. Il ne perd pourtant pas espoir malgré la gravité de ses blessures. Et il demeure dans l'armée, mais comme graphiste cette fois.

Inspiré par les JO de Vancouver

Lors des JO de Vancouver en 2010, l'armée envoie les militaires blessés aux Jeux olympiques. Il rencontrera plein d'athlètes et des sportifs des disciplines paralympiques. Il se produit un déclic et Dominic Larocque décide d'embarquer dans l'aventure sportive olympique avec l'équipe paralympique. C'est ce qui lui a permis d'appliquer sa résilience pour s'en sortir.

Bien sûr, il fallait une bonne force de caractère. Les exemples de réussite devant lui l'ont convaincu qu'il pourrait s'en sortir, lui qui a toujours manifesté de l'optimisme dans la vie. «J'ai toujours vu le verre à moitié plein au lieu de le voir à moitié vide», affirme-t-il pendant l'entrevue. «J'ai vu trop de gens prendre une mauvaise pente après leurs blessures, une voie que je ne voulais pas suivre.» Il a vu des vies brisées, et c'est ce qu'il a choisi d'éviter. 

Les Olympiques de 2018 seront probablement ses derniers Jeux. Il commence à préparer son deuil et du sport olympique et de l'armée. Son corps ne coopère pas autant qu'il le souhaiterait. «Je veux retourner aux études, mais je ne sais pas encore vers quoi me diriger. Je me prépare au passage à la vie civile. Je ne sais pas si je continuerai comme graphiste où si j'irai vers le dessin en architecture.»

Sa prochaine étape de vie, Dominic Larocque ne la passera pas seul, mais avec sa conjointe, qui travaille au centre de la famille de la base militaire de Valcartier. Une nouvelle étape où il verra peut-être la famille s'agrandir.




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