Bernard Gilbert, l'homme derrière la vitrine culturelle

Le directeur général de la Maison de la... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le directeur général de la Maison de la littérature et du festival Québec en toutes lettres, Bernard Gilbert, a reçu le prix du développement culturel (parmi les Prix d'excellence Arts et culture), ex aequo avec la directrice générale du Monastère des Augustines.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Écrivain depuis des années, journaliste pendant un certain temps à la radio, dans l'équipe autour des opéras de Robert Lepage et directeur de lieux culturels au fil de son parcours de 40 ans, Bernard Gilbert parle de la Maison de la littérature comme d'une innovation culturelle non seulement à Québec ou en Amérique du Nord, mais partout dans la francophonie où elle suscite beaucoup d'intérêt.

Ouverte depuis octobre 2015, la Maison de la littérature suscite l'admiration des gens de Québec et d'ailleurs. «Le prix du développement culturel confirme que nous avons fait un bon choix et pris de bonnes décisions pour le projet», reconnaît M. Gilbert. «Nous avons eu un appui indéfectible de la Ville de Québec, autant du maire Régis Labeaume que de la conseillère Julie Lemieux pour la création de ce lieu de diffusion culturelle. C'est en plein dans les valeurs et la mission de l'Institut Canadien.»

L'une des preuves qu'il soumet comme conséquence des choix qui ont mené à la réalisation de cette oeuvre dans le Vieux-Québec, c'est la réponse du public autant pour les événements, les rencontres avec les artistes et les écrivains, mais aussi les simples visites dans la portion bibliothèque. Les 10 000 visites par mois en moyenne montrent qu'il fallait le retour d'une bibliothèque dans le coeur du Québec historique. Et les événements artistiques prouvent aussi le besoin d'activités avec les acteurs du monde de la culture.»

Il n'y a pas d'autre organisation comme la Maison de la littérature au Canada. Il y en a très peu dans le monde, ajoute M. Gilbert. Ce n'est donc pas sans raison si des gens de la France et de la Belgique s'intéressent de près à cette réalisation dans la ville de Québec.

«Succès d'équipe»

«Gérer un succès, ce n'est pas désagréable, ose M. Gilbert. Mais c'est aussi un succès d'équipe avec des gens qui allient rigueur et passion. Nous sommes quatre écrivains professionnels dans l'organisation, et nous comptons plusieurs jeunes ayant fait des études en créations littéraires, des baccalauréats ou des maîtrises. Il y a la rigueur, certes, mais aussi la joie et le plaisir de travailler ensemble dans la promotion de la culture.»

Selon M. Gilbert, la Maison de la littérature est l'exemple parfait de l'élément dans une société capable de faire avancer la connaissance, le savoir. Surtout, l'équipe a les moyens de faire en sorte de partager tout ce savoir avec la population. «La littérature, continue l'homme de lettre, c'est bien plus qu'un livre, bien plus que des mots. Il y a tout à découvrir de l'écrivain, de son intention artistique comme de son intention esthétique, de ce qu'est la personne.» C'est un monde à découvrir, un univers à explorer où il entend poursuivre plus loin le travail dans les prochaines années.

«Nous sommes à notre première année d'existence. Certaines choses ont très bien fonctionné, d'autres n'ont pas donné les résultats escomptés. Nous continuerons d'expérimenter pour faire notre chemin, car nous savons que la Maison de la littérature a un impact majeur sur la littérature québécoise. Ça va au-delà des frontières. Nous avons entre les mains une vitrine extraordinaire», confie-t-il.

Or, la reconnaissance par ses pairs du monde culturel, il l'accueille avec un plaisir évident, mais aussi avec humilité. Car, s'il est devenu gestionnaire avec le temps et les variations de parcours, il demeure un artiste dans l'âme, mais aussi un homme d'équipe.

«J'accepte la part qui me revient dans ce succès, explique-t-il, mais toute cette réalisation est le fruit d'un effort collectif, autant du conseil d'administration de l'Institut Canadien que des instances municipales qui ont pris des risques, et de l'équipe derrière l'oeuvre» qui a à peine un an d'existence.

Déjà, il pense à la transmission du savoir aux prochaines générations. Et des projets sont en marche avec les jeunes pousses de la relève, avec des jeunes de 18 à 25 ans dans des projets de créations littéraires menés par les jeunes membres de son équipe.

Pour lui, il est aussi clair que le contact avec la culture et les arts doit se faire dès l'enfance. Ce sont des contacts qui laissent des traces pendant toute une vie.

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