Nicolas-Guy Turbide: la natation, une seconde nature

Médaillé de bronze au 100 m dos S13... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Médaillé de bronze au 100 m dos S13 des Jeux paralympiques de Rio, Nicolas-Guy Turbide possède une discipline de fer, lui qui passe entre 24 et 30 heures par semaine à la piscine.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Il y a une semaine à peine, lors de la dernière journée des Jeux paralympiques de Rio, Nicolas-Guy Turbide sautait dans la piscine pour récolter une médaille de bronze en natation.

Mais avant, il a dû s'entraîner pendant 56 semaines, se qualifier dans l'équipe canadienne de paranatation et atteindre les standards olympiques. Il devait atteindre le top 8 mondial pour vivre son rêve olympique.

«J'ai commencé la natation à l'âge de cinq ans», se souvient le grand jeune homme de 19 ans. «Je pleurais parce que je ne voulais pas y aller. Un peu plus tard, j'ai suivi l'exemple de mes parents et j'ai commencé à jouer au golf.»

Il a attrapé la piqûre vers l'âge de 11 ans. Son entraîneur lui a conseillé de faire de la natation pour améliorer son conditionnement physique. Depuis, la natation est devenue une seconde nature.

Commence alors la ronde des entraînements, de la compétition et des déplacements. Inscrit au cégep à distance, Nicolas-Guy Turbide étudie à temps partiel, car l'entraînement en piscine ou en gymnase occupe entre 24 et 30 heures de son temps chaque semaine. 

«Je ne peux pas être présent en classe dans un cégep», continue-t-il. Surtout lors des camps d'entraînement, qui durent trois semaines hors de la région.»

S'adapter aux conditions

Dans sa préparation pour les Olympiques, son entraînement se passait dans le même fuseau horaire que Rio pour éviter tout débalancement à cause des décalages horaires. Pour les championnats du monde de natation, qui auront lieu en octobre 2017 à México, il devra s'adapter à l'altitude élevée. Les entraînements auront lieu en altitude, en Arizona, aux États-Unis. Après un séjour de 20 jours à Rio, il bénéficie de deux semaines de congé. Puis, retour à la piscine, aux horaires précis pour se qualifier dans l'équipe canadienne de paranatation.

S'il est apte pour toutes les nages, sa force est la compétition du 100 mètres dos. «Les autres sont vraiment très forts dans les autres disciplines», avoue-t-il. Même s'il est grand et élancé, Nicolas-Guy Turbide dit qu'il a un désavantage : les pieds. Il chausse du 8 alors que les autres ont de grands pieds, chaussant du 16 ou du 17.

À cause des horaires chargés, il doit sacrifier un peu de sa vie sociale. Il fait des activités de groupe avec ses amis de la natation, lui qui s'entraîne au SuperPEPS de l'Université Laval. Alors, ses soirées du vendredi sont moins longues s'il y a un entraînement le lendemain ou une compétition dans les prochains jours.

Malgré tout, il gratte la guitare, électrique ou acoustique. «Il est même très bon», soutient son père. S'il pratique tous les genres, il aime bien les pièces de Tommy Emmanuel, un virtuose de la guitare acoustique.

Dans quatre ans, il se voit aux Olympiques de Tokyo. Après, il verra s'il se dirige en administration ou en finance à l'université.

Les Jeux paralympiques en natation comportent des divisions en fonction des handicaps. Les classes S1 à S10 concernent les handicaps fonctionnels. De S11 à S13, ce sont les handicaps visuels, alors que S14 identifie les handicaps intellectuels (www.paranatation.ca/classification).

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