Mathieu Fortier: la passion de l'Inde, de la musique... et du kayak

L'implication de Mathieu Fortier a commencé il y... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'implication de Mathieu Fortier a commencé il y a 15 ans, lorsqu'il a fondé une première école de musique pour les jeunes défavorisés en Inde avec sa femme et son frère.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le trajet du Défi kayak Montréal-Québec a beau être compris entièrement entre la métropole et la capitale, pour son fondateur Mathieu Fortier, sa vraie ligne de départ a toujours été quelque part en Inde.

M. Fortier est parvenu à rassembler près de 150 kayakistes pour pagayer de Montréal jusqu'à Québec en quatre jours afin de collecter des fonds pour ses écoles de musique Jeunes musiciens du monde, qui offrent des cours de musique gratuits aux jeunes défavorisés. Au passage, plus de 110 000 $ ont été amassés et l'événement a attiré une attention nationale sur la cause. «Ce n'est pas assez pour couvrir une année d'exploitation, on a un budget d'un peu plus d'un million de dollars, dit M. Fortier. On finit un événement et on en commence un autre, ça n'arrête jamais.»

Ça n'a pas arrêté, en fait, depuis 15 ans, quand M. Fortier, sa conjointe Agathe Meurisse et son frère Blaise ont fondé une première école en Inde. Originaire de Québec - plus précisément du quartier Montcalm, dit-il -, il est parti une première fois en Asie pendant deux ans quand il avait 19 ans. «J'ai passé la moitié du voyage en Inde et suis tombé amoureux du pays. Lors d'un second voyage, j'ai rencontré mon épouse Agathe et on a décidé de passer plus de temps là-bas, pour étudier la langue et la culture, dont la musique. Et une dizaine d'années plus tard, on a fondé l'école là-bas.»

Essentiellement, explique le musicien au long cours, l'école sélectionne les jeunes les plus marginalisés parmi ceux qui appliquent, leur donne des cours de musique le matin et un cursus scolaire régulier l'après-midi, du début du primaire jusqu'à la fin du secondaire. «On était passionnés de musique et de culture indienne. Et on avait envie de contribuer à un monde meilleur à notre échelle», explique M. Fortier.

De retour au pays, l'idée de lancer des écoles de musique gratuites pour les enfants défavorisés au Québec s'est rapidement imposée, avec une première qui a ouvert ses portes au Patro Laval en 2003 - il y en a maintenant à Montréal, à Sherbrooke et dans le village algonquin de Kitcisakik, qui profitent à quelque 850 jeunes.

«Pendant 13 ans, relate M. Fortier, on a fait des concerts-bénéfices annuels, mais on trouvait qu'on avait fait le tour de la formule. Alors, moi qui suis un passionné de kayak de mer et un amoureux du fleuve, l'idée m'est venue d'une descente Montréal-Québec où les participants s'engageraient à lever des fonds pour Jeunes musiciens du monde.»

Difficultés

Ce ne fut pas facile, cependant, au point où M. Fortier a songé à complètement abandonner le concept. «Le Saint-Laurent reste, pour la plupart d'entre nous, un espace qu'on connaît mal, et les commanditaires hésitaient beaucoup parce qu'ils étaient incapables d'évaluer les risques de cet événement-là, de voir si c'était réaliste, etc. Donc, investir sans savoir dans quoi on s'embarque, ils ne voulaient pas. Jusqu'au jour où j'ai cogné à la porte du Groupe Desgagnés. Là, je suis arrivé chez des gens pour qui le Saint-Laurent n'est pas un mystère. Ça faisait des mois que je cherchais un partenaire, et, au bout de 40 minutes chez Desgagnés, j'avais mon commanditaire.»

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