L'aventure humaine du chant choral

Les membres des cinq chorales que dirige Catherine-Élisabeth... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les membres des cinq chorales que dirige Catherine-Élisabeth Loiselle à plein temps ont soumis sa candidature à l'Assemblée nationale du Québec pour reconnaître son apport au chant choral.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Occasion: Catherine-Élisabeth Loiselle a reçu la médaille de l'Assemblée nationale reconnaissant son travail dans la promotion du chant choral.

Elle chantait, du moins elle fredonnait, avant même de savoir parler. Les parents de Catherine-Élisabeth Loiselle lui ont raconté l'anecdote.

Elle aimait tellement le chant que le soir, avant de s'endormir, son rituel était de reprendre les airs qu'elle aimait le plus.

À l'âge de sept ans, ses parents l'ont inscrite dans une chorale. Elle n'a pas arrêté depuis, même pendant ses études en musique à l'Université Laval. Et à huit ans, elle faisait son entrée au conservatoire pour y apprendre le piano.

À 18 ans, elle dirigeait son premier groupe de chant choral. «Je suis tombée dans la potion dès ma naissance» se plait-elle à raconter en entrevue. «Mon père chantait dans une chorale.» D'une certaine manière, elle a suivi cette trace pour y pratiquer son propre chemin.

Ainsi, 25 ans plus tard, les membres des cinq chorales qu'elle dirige à plein temps dans divers styles musicaux ont soumis sa candidature à l'Assemblée nationale du Québec pour reconnaître son apport au chant choral.

Partager sa passion

«C'est tout un honneur, mais c'est à cause de toutes les personnes que j'ai rencontrées que cela a été possible», avoue-t-elle avec les mêmes yeux rieurs et la même passion qu'elle a eus pendant tout l'entretien. Faire aimer le chant choral, c'est toute sa vie. «C'est une belle aventure musicale. Surtout, c'est une magnifique aventure humaine. J'ai toujours aimé chanter, mais c'est en groupe que j'ai toujours eu le plus de plaisir.» Or, cette passion, elle la partage avec 160 choristes chaque semaine dessinant un chemin où ils apprennent ensemble à se dépasser.

«Diriger une chorale, c'est être capitaine du navire», estime Catherine-Élisabeth Loiselle. Les rameurs doivent travailler ensemble, en harmonie et en émotions. «Ce sont eux, les choristes, qui vont vers l'objectif fixé. Moi, je leur donne des outils pour le réaliser. Il y a toute une différence entre chanter des notes et interpréter une chanson», expose-t-elle.

«Je veux les amener à vibrer et à toucher les émotions profondes en chacun d'eux.» Car pour transmettre l'émotion, les choristes doivent eux-mêmes avoir été touchés.

Pour décrire sa passion, elle prend le temps de citer cette phrase : «La musique, c'est le chemin le plus court que l'âme a trouvé pour rejoindre le coeur!»

Chanter, «c'est thérapeutique»

Elle donne alors l'exemple de Fred Pellerin et des choristes de Saint-Élie-de-Caxton qui l'accompagnait sur les Plaines pendant le Festival d'été. «C'était touchant. Les gens sur la scène étaient émus, car ils avaient vécu un grand moment.»

«Chanter dans une chorale, c'est thérapeutique», avoue-t-elle. «Après une répétition, les gens oublient les tracas quotidiens. Ils se sentent énergisés, car ils ont eu du plaisir. Mon salaire, c'est de voir leurs yeux briller après un spectacle, de voir qu'ils sont heureux dans ce moment intense où ils ont pu relever des défis.»

Cette aventure humaine, pour Catherine-Élisabeth Loiselle et ses choristes, c'est un agréable chemin pour atteindre un idéal de beauté, pour trouver en soi des émotions qui font vibrer et qui font du bien.

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