Patrick Martin: le général de l'ombre au FEQ

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Le sérieux et le professionnalisme de Patrick Martin, de même que son souci du détail, ne passent pas inaperçus: les directeurs de tournées et même les gérants ne tarissent pas d'éloges pour lui.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Lauréat: Patrick Martin, directeur de la production du Festival d'été de Québec 

Occasion: réussite exceptionnelle de chacune des 11 soirées du Festival d'été de Québec

Jour après jour au Festival d'été de Québec (FEQ), une armée de l'ombre s'affaire à ce que les spectacles présentés sur chaque scène se transforment en soirée inoubliable. Son général est Patrick Martin, le directeur de production. Depuis 2003, il a accompagné le FEQ dans sa métamorphose qui en fait maintenant un festival d'envergure internationale, qui gagne sans cesse en réputation auprès des artistes et de leur équipe.

Natif d'Ottawa, mais résident de Québec depuis le début de l'adolescence, l'homme de 48 ans était loin de se douter que ses débuts comme technicien à l'Agora, puis comme sonorisateur et directeur de tournée le conduiraient à la tête de la machine du FEQ. Avec quelques années dans l'équipe du Cirque du Soleil à Las Vegas en plus, il a toutefois acquis une précieuse expérience en discutant avec les représentants des Red Hot Chili Peppers, Metallica, Elton John et Kiss de ce monde: «Je suis capable de comprendre leur langage.»

Le travail de Patrick Martin ne se limite pas à accommoder les artistes. Pendant de longs mois, il veille à préparer le volet logistique de l'événement: technique, équipements, sécurité, discussions avec les institutions publiques, la police, les pompiers, etc.

Il investit aussi beaucoup de temps et d'énergie à s'assurer que le FEQ soit à la fine pointe technologique et technique. Ce travail de recherche et développement, en collaboration avec Unisson Structures, a mené, par exemple, à la conception de l'immense scène des plaines d'Abraham, un colosse d'aluminium capable de résister aux vents violents.

Souci du détail

Le sérieux et le professionnalisme de Patrick Martin, de même que son souci du détail, ne passent pas inaperçus. Les directeurs de tournées et même les gérants ne tarissent pas d'éloges pour lui. «Les gens ne voient pas ça ailleurs [dans d'autres festivals]. Il y a aussi la qualité des équipements qu'on a, qui sont à la fine pointe. Quand on leur dit qu'on les a, souvent, ils ne me croient pas. Jusqu'à ce qu'ils arrivent et se rendent compte que j'ai dit vrai: l'attitude change complètement. C'est ça qui fait la différence et qui explique qu'on reçoive autant de commentaires positifs.»

Mais pour y arriver, il faut aussi un minutieux travail le jour même. À pied d'oeuvre à 7h, le directeur de production «s'assure qu'il n'y ait pas de problèmes techniques», et à les régler, le cas échéant. Il avoue que les conditions climatiques sont toujours une source de stress. Son équipe fait ce qu'elle peut, mais il y a des limites - comme lors du déluge électrique qui a contraint l'annulation des Foo Fighters, l'an passé.

Le soir venu, toute son attention est requise dans la gestion de l'arrivée, du confort et du départ des festivaliers. Vient ensuite le démontage, qui l'occupe jusqu'à 2h... Ça fait de longues journées occupées. Il n'a généralement pas plus de 5 à 10 minutes pour jeter un coup d'oeil sur le spectacle. Cette année, il est déçu d'avoir manqué Sheryl Crow. Et Rammstein, «pour voir le [spectaculaire] résultat» scénique.

Modeste

Joint sur les Plaines, mercredi, alors qu'il supervisait le démontage des équipements, qui se poursuit jusqu'à mardi prochain, Patrick Martin, modeste, ne comprenait pas trop qu'on l'honore: «Je ne fais que mon travail.»

Mais quel travail! La preuve, il a déjà un oeil rivé sur la 50e édition du FEQ. Depuis 2008, son équipe et lui ont travaillé d'arrache-pied pour offrir aux spectacles à grand déploiement les mêmes conditions que dans un aréna. «Nous sommes à la fine pointe pour les cinq prochaines années.»

Alors, que reste-t-il à améliorer? «L'expérience que les gens vont avoir sur les sites.» Si le passé est garant de l'avenir...

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