John Porter: la fierté d'un bonheur partagé

John Porter a mis 16 ans pour concrétiser...

Agrandir

John Porter a mis 16 ans pour concrétiser ce rêve de partager avec les citoyens et la ville le monde intérieur du musée.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) «Suivez-moi, j'ai quelque chose à vous faire découvrir», lance John Porter. En grimpant les marches du pavillon Gérard-Morisset, il s'arrête sur le palier. Il pointe à la fenêtre l'église Saint-Dominique, le presbytère et cette partie du pavillon Pierre Lassonde qui a pris la place du couvent des dominicains.

«C'est ici que j'ai présenté pour la première fois à Paule Leduc, en 1999, le rêve d'agrandir le musée pour lui donner une porte sur la Grande Allée», raconte l'homme aux yeux vifs et au sourire radieux.

Il a mis 16 ans pour concrétiser ce rêve de partager avec les citoyens et la ville le monde intérieur du musée et tout l'art qu'il contient. «Le musée et ce qu'il contient appartiennent aux gens. C'est une richesse collective», ose-t-il en insistant sur les valeurs qui l'ont guidé.

En marchant vers le pavillon Lassonde, John Porter salue tout le monde, distribue des sourires et des bons mots à toutes les personnes qu'il croise. Il s'arrête un instant devant la fresque monumentale de Jean Paul Riopelle, L'hommage à Rosa Luxemburg, dans le passage menant du grand hall jusqu'au rêve qu'il a su concrétiser.

Excellent conteur, il rappelle les moments de la négociation avec l'artiste pour conclure l'acquisition de l'oeuvre. Il parle de Jean-Paul Lemieux, d'Alfred Pellan, des hommes et des femmes qu'il a connus au fil des ans, des négociations pour la mise en valeur de l'art inuit de la collection Brousseau.

«Je vais vous inonder d'information», prédit-il. Il a beau avoir été qualifié de rêveur, il possède une mémoire phénoménale et une passion capable de déplacer des montagnes. John Porter est aussi organisé et méthodique. Il a tout noté dans ses carnets avec un grand souci du détail.

Au moins 15 000 pages écrites depuis 1986, affirme l'historien de formation. Il faut le croire sur parole. Le fil de toutes les étapes a été couché sur papier. Rien ne manque. Pas même l'idée d'un concours international.

«Un projet comme celui-là ne peut pas se situer dans un flou créateur. Non. Il faut les détails, de la précision, une vision concrète, de la détermination et être entouré de gens qui y croient.»

Embûches

En 16 ans, il a connu des embûches et des difficultés de toutes sortes. Mais en l'écoutant raconter la chronologie des événements, des détails et des anecdotes, on sent aussi sa capacité de convaincre et de rassembler des personnes capables de partager une même vision d'avenir.

Il y a de la fierté dans sa voix. Fierté d'avoir pu mener à terme un projet d'aussi grande envergure. Fierté d'avoir donné à la ville et aux citoyens une porte ouverte sur l'art et sur la mémoire d'un peuple. Il est extrêmement fier de voir le musée s'ouvrir sur le monde et pour le monde à la suite du plus grand projet de mécénat culturel de l'histoire de Québec... du Québec, insiste-t-il.

«Une idée est bonne lorsqu'elle devient un bonheur partagé», clame celui qui se décrit comme un chef d'orchestre. Avec son regard taquin, John Porter parle encore d'avenir, des 10 millions $ qui viendront pour l'acquisition d'oeuvres et les programmes d'éducation pour rendre les oeuvres d'art accessibles à tous.

Et comme le disait Agnès Maltais à propos de lui : «Attention, quand il rêve, il concrétise!» Alors, si vous voyez un John Porter rêver en arpentant le Musée, dites-vous qu'il prépare quelque chose d'inattendu.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer