Jean-Sébastien Noël: une Ruche qui fait des petits

«Un jour, toutes les villes dumonde auront leur... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«Un jour, toutes les villes dumonde auront leur plateforme de sociofinancement», croit notre lauréat de la semaine, Jean-Sébastien Noël.

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(Québec) La Ruche essaime à travers la province. Après Québec, son lieu d'origine, et Montréal, au tour de la Mauricie de succomber à cette plateforme de financement participatif. L'homme derrière cette réussite, Jean-Sébastien Noël, se réjouit évidemment de voir ce concept avant-gardiste faire boule de neige.

«Ce qui est bon pour nous l'est aussi pour les autres. La collaboration, c'est l'essence même de La Ruche», lance l'entrepreneur de 37 ans, comblé de voir la population s'approprier cet outil, «l'un des meilleurs moyens pour les citoyens de se rassembler et de contribuer au rayonnement et à la vitalité de leur quartier, leur ville et leur région».

«C'est du financement participatif de proximité. La méthode du porte-à-porte, comme dans le temps, pour ramasser de l'argent», précise-t-il.

Parmi les six premiers projets qui verront le jour en Mauricie par l'intermédiaire de la quarantaine d'ambassadeurs de La Ruche, «les anges-conseil», mentionnons la construction d'une école «économiquement viable» avec un potager urbain quatre saisons, la restauration d'un orgue Casavant et la création d'un logiciel visant à faciliter la gestion de collecte de biens et denrées remis aux organismes communautaires de Shawinigan.

Dans la capitale, La Ruche fait également son grand bonhomme de chemin. Depuis deux ans et demi, la plateforme a permis d'amasser 890 000$ à travers 102 projets chapeautés par une soixantaine d'ambassadeurs locaux.

«Nous avons inventé cette plateforme de rencontres, mais ce sont les gens qui l'animent, qui se l'approprient, qui embarquent dans les rêves et les idées d'autrui. On est là pour leur donner la bonne recette, les accompagner dans le processus, leur donner une voix. C'est valorisant d'être au coeur de ça», glisse-t-il.

Pas des Dragons

À l'origine, le diplômé en marketing de HEC Montréal ne pensait pas que l'idée, lancée avec «une très grande naïveté» connaîtrait un tel engouement. «On y croyait, mais en même temps, on n'avait aucune idée. Ça prend beaucoup d'ambition.»

Même s'il existe d'autres plateformes de «crowd funding» dans le monde, La Ruche se distingue par son approche locale. «C'est unique de l'avoir restreint à une région. Si le Web a éliminé les frontières, nous, on en a mis de nouvelles...»

Tel un bon parent qui dit aimer ses enfants de façon égale, Jean-Sébastien Noël avoue ne pas avoir de projets préférés parmi la centaine née à travers son organisme. «Les 60 ambassadeurs de La Ruche ne sont pas des Dragons. Chacun a un intérêt selon son propre bagage. Je dirais que j'ai plus de petits coups de coeur pour les personnes, avec leurs doutes et leur persévérance. J'éprouve une grande admiration pour ceux qui essaient quelque chose, même s'ils se plantent.»

Dans la ligne de mire du créateur de La Ruche: le reste de la province. Dans quelques mois, les régions du Saguenay, du Bas-Saint-Laurent, de l'Estrie, de l'Outaouais et du nord de Montréal deviendront de nouveaux alvéoles. Une récente association pour un projet pilote de sociofinancement avec Desjardins permet d'entrevoir l'avenir avec optimisme. «C'est un partenariat solide, c'est énorme comme alliance.»

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