Nicolas Rioux: la longue marche du succès

Nicolas Rioux, vice-président et directeur général d'Ubisoft Québec,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Nicolas Rioux, vice-président et directeur général d'Ubisoft Québec, est fier de faire rayonner Québec à l'échelle planétaire.

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(Québec) L'arrivée d'Ubisoft à Québec en juin 2005 a donné une impulsion dans le milieu du jeu vidéo. En moins d'une décennie, la filiale du géant français du divertissement interactif a décuplé son nombre d'employés et a piloté plus d'une dizaine de projets majeurs. Tout ça, grâce à la vision de son directeur général, Nicolas Rioux.

À la tête d'Ubisoft Québec depuis son arrivée sur le boulevard Charest, Nicolas Rioux avait une vision claire : baser la croissance de l'entreprise, et par le fait même de la ville, sur le développement de projets d'envergure mondiale. Le lancement d'Assassin's Creed Syndicate, le dernier opus en date de la série, en octobre dernier, a consacré le studio comme joueur majeur dans l'industrie. Au plus fort de son développement, plus de 1000 personnes ont mis la main à la pâte pour développer le jeu.

«Ç'a été une longue marche fructueuse», estime M. Rioux, en entrevue au Soleil depuis Paris. Rapidement, Ubisoft Québec a laissé sa marque dans le paysage de Saint-Roch. Des 35 employés que comptait le studio en 2005, ils sont maintenant plus de 375. C'était d'ailleurs l'un des objectifs de Nicolas Rioux. Le membre fondateur d'Ubisoft Montréal, fort d'un deuxième démarrage à son actif, avait déjà des plans pour Québec. «Je voulais bâtir une équipe solide.»

Pour Nicolas Rioux, le prix Fidéides pour le rayonnement hors Québec décerné par la Chambre de commerce et d'industrie de Québec «est une indication de la communauté d'affaires de Québec qu'on fait quelque chose de bien. [...] C'est un honneur de faire rayonner la ville de Québec partout sur la planète», estime-t-il.

«Quand on a lancé Syndicate, notre plus gros projet en date, on a rencontré des journalistes de partout sur la planète pour leur présenter notre jeu, mais aussi leur vendre la ville de Québec. Même les fans de la série Assassin's Creed, qui se sont intéressés au développement du jeu, ont pu connaître la ville.»

À cet égard, la ville n'a rien à envier aux grandes villes comme Toronto, Montréal ou Los Angeles. D'ailleurs, la capitale «est maintenant le troisième pôle de développement de jeux vidéo au Canada, devant Toronto.»

Québec, une ville attrayante

Comment attirer les talents à Québec dans une industrie où les géants se concentrent généralement plus au sud? «La beauté de la ville compte pour beaucoup», croit Nicolas Rioux. Et cet attrait ne se dément pas. Selon le dg d'Ubisoft Québec, plus de 15 % de la main-d'oeuvre «provient de l'extérieur du Québec et du Canada. L'environnement de travail compte aussi pour beaucoup», précise celui qui croit qu'Ubisoft et la capitale est un mélange gagnant.

Ubisoft Québec a également largement contribué à la formation de personnel spécialisé en divertissement interactif. «Dès le début, on s'est impliqués dans la formation. En 2008, nous avons notamment contribué à fonder l'École du divertissement interactif.» L'établissement, situé dans l'édifice de la Fabrique, à deux pas des grands studios de la ville, offre un programme de perfectionnement de trois mois en conception de jeux vidéo.

Et pour la suite? Si Nicolas Rioux ne peut donner de détails, il confirme que son équipe s'affaire déjà au développement de son prochain projet d'envergure. «Tout le monde est déjà au boulot».

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