Lewis Irving: le p'tit nouveau du «Québec Air Force»

Un des prochains objectifs de Lewis Irving est... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Un des prochains objectifs de Lewis Irving est de se qualifier pour les Jeux olympiques de 2018, qui se dérouleront à Pyeongchang, en Corée du Sud.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Lewis Irving a sauté à pieds joints sur le circuit de la Coupe du monde dans les derniers mois. Ce qui devait être une année de transition s'est transformé en grande éclosion, couronnée par le titre de recrue de l'année de la Féderation internationale de ski (FIS) en saut acrobatique.

L'athlète de Charlesbourg a participé à quatre épreuves du grand circuit cette saison. Il a fait la finale de chacune d'elle. À seulement 20 ans, il a même terminé en quatrième place lors d'une épreuve à Deer Valley au début février. Sa «pire» performance : onzième.

En parallèle, il a pris le deuxième rang du classement cumulatif de la Coupe Nor-Am grâce à deux triomphes et cinq podiums en six épreuves.

«C'était vraiment le plan depuis le début de l'année de seulement faire les quatre premières coupes du monde et de revenir sur la Nor-Am pour la deuxième moitié», a expliqué Irving au Soleil. De cette façon, il pouvait s'entraîner davantage, peaufiner ses sauts. En ce sens, son titre de recrue de l'année s'est avéré «une belle surprise».

Fils d'un ex-athlète paralympique en ski alpin - son père est atteint d'un trouble auditif -, Irving a été initié à ce sport dès qu'il a appris à marcher. À quatre ans, il commence le trampoline. Il fait des compétitions provinciales de ses 9 à 12 ans, mais se lasse. Un recruteur de l'équipe de ski, de passage à l'école de cirque, l'invite à essayer le sport qu'il adoptera pour de bon.

«J'avais 14 ans, j'ai essayé une fin de semaine, et je ne suis plus jamais parti de là. J'étais accroché ben raide», raconte Irving. Il s'impose rapidement. En 2014-15, à 19 ans, il remporte le titre du circuit Nor-Am.

Risque élevé

Ce qui lui plaît dans ce sport? Le risque élevé, répond-il avec le sourire. «C'est le niveau de stress, d'adrénaline, qui me pousse à vouloir le refaire», explique celui qui admet être constamment à la recherche de sensations fortes.

Irving se sait l'héritier d'un groupe de pionniers, le fameux «Québec Air Force», qui a fait la pluie et le beau temps dans les années 80 et 90. Que ce soit les membres de la famille Laroche ou Nicolas Fontaine, il côtoie les anciens, souvent présents au Club AcrobatX, son lieu d'entraînement situé au pied du Relais.

«On se fait raconter beaucoup d'histoires : "dans mon temps, on faisait ça de même!"» rigole Irving. À Deer Valley, où son collègue Olivier Rochon a aussi fait de bons résultats, l'annonceur maison se plaisait à dire : «le Québec Air Force est de retour!». «On essaie de suivre leurs traces», indique Irving.

Il avoue avoir été agréablement surpris par l'ambiance qui règne sur le circuit de la Coupe du monde. Les enjeux sont grands, mais les skieurs, relaxes. «J'ai jamais entendu autant de niaiseries qu'en haut de la pente. C'est ridicule, se réjouit Irving. On a de la musique, tout le monde jase. On n'est pas l'un contre l'autre. On se bat contre soi-même. La plupart des gars veulent que l'autre fasse un excellent saut pour devoir en faire un meilleur.»

La saison prochaine, fini la transition. Il compte participer à toutes les épreuves de la Coupe du monde. De bons résultats lui ouvriraient les portes des Jeux olympiques de 2018. «Si tout se déroule normalement, je devrais être là», lance-t-il, confiant.

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