Geneviève Thibault, une véritable athlète

Geneviève Thibault, à gauche, qui a pratiqué l'athlétisme... (PHOTO IBSF, CHARLIE BOOKER)

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Geneviève Thibault, à gauche, qui a pratiqué l'athlétisme puis joué au rugby, dit qu'elle retrouve vraiment dans le bob-sleigh les choses qu'elle aimait dans les autres sports, soit le challenge physique, la vitesse pure et l'entraînement en gymnase.

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(Québec) Lauréate: Geneviève Thibault, qui vient d'amorcer une carrière en bobsleigh après avoir été championne canadienne d'athlétisme au 100 m et avoir porté les couleurs de l'équipe nationale de rugby. Occasion: Elle a fait partie de la première équipe toute féminine à participer à une compétition de la Coupe du monde de bobsleigh où compétitionnaient 20 formations masculines.

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Geneviève Thibault

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Elle ne prend plus de Gravol avant chaque descente, même si le mal de coeur est toujours là. «J'ai décidé que j'allais être une grande fille», lance-t-elle au bout du fil depuis Whistler, un sourire dans la voix. Elle a toujours des bleus sur le corps. Elle est plus fatiguée que d'ordinaire. Mais Geneviève Thibault continue. Pour faire l'histoire, certes, mais aussi parce qu'elle est une véritable athlète.

Le 9 janvier, Thibault a fait partie de la première équipe toute féminine à participer à une compétition de bobsleigh à quatre en Coupe du monde. Contre 20 équipes d'hommes. Il n'y a pas de circuit de bob à quatre féminin, et les filles veulent que ça change.

En s'élançant du haut de la piste de Lake Placid, Thibault, la pilote Kaillie Humphries, Melissa Lotholz et Cynthia Applah ont dérangé l'ordre établi dans un sport où la tradition est reine. Leur présence fait certains mécontents, révèle Thibault, et ils le disent ouvertement. «J'ai l'impression que les gens n'aiment pas trop que les choses changent», laisse tomber l'athlète de Québec.

Mais elles changent. Grâce surtout à Humphries, double médaillée d'or olympique en bob à deux et leader incontestée de l'équipe. Un circuit féminin de la Coupe du monde de bob à quatre dès l'an prochain demeure une possibilité. Les efforts des quatre pionnières pourraient toutefois surtout profiter à la prochaine génération de bobeuses, estime Thibault. «J'ai l'impression que ça va se développer avec les pilotes qui ne sont pas encore sur la Coupe du monde ou qui viennent d'arriver», analyse-t-elle.

Parcours atypique

Thibault n'est pas une pilote, mais elle est toute nouvelle, elle aussi. Sa présence en Coupe du monde de bobsleigh est la dernière étape - jusqu'ici! - d'un parcours aussi intrigant qu'atypique. La native de Val-Bélair s'est d'abord fait connaître comme sprinteuse au sein du Rouge et Or. Elle a même été championne canadienne au 100 mètres en 2006. Elle avait d'ailleurs été nommée Lauréat de la semaine après ce triomphe. Une habituée, quoi!

Alors qu'elle s'entraîne à Edmonton autour de 2008, elle décline l'invitation d'un entraîneur pour tenter sa chance en bobsleigh. Après l'athlétisme, elle passe deux ans au sein de l'équipe canadienne de rugby, mais part lorsqu'elle se voit obligée de déménager à Victoria.

Thibault termine son baccalauréat en génie des eaux et se trouve un emploi à Parcs Canada. C'est alors que le projet bobsleigh revit. En septembre, elle fait quelques tests et accepte l'invitation d'une pilote, Alysia Rissling. Un véritable saut dans le vide: elle quitte son emploi avant même d'avoir descendu la piste.

Quelques courses en bob à deux dans la Coupe nord-américaine plus tard, elle remporte une sélection pour faire partie de l'équipe de Humphries, la grande star du sport. Thibault fait profiter le quatuor de sa grande vitesse. Sa tâche est de pousser, en haut de la piste, et de bien se placer dans l'engin. Une fois qu'elle est installée, son travail est fini. Mais les maux de coeur commencent. «Il n'y a pas grand monde en bobsleigh qui dit "wouhou!" en faisant une descente», dit-elle pour illustrer le côté désagréable de son sport.

Malgré la douleur, même si elle croyait en avoir fini avec le sport de haut niveau après le rugby, on sent l'athlète de 29 ans à sa place. «Je retrouve vraiment en bobsleigh les choses que j'aimais dans les autres sports: le challenge physique, la vitesse pure, m'entraîner dans le gym...» Une véritable athlète.

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