Denis Arsenault: l'éducation avant tout

Denis Arsenault a été enseignant de physique au... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Denis Arsenault a été enseignant de physique au secondaire et conseiller syndical. À sa retraite, il a amorcé sa carrière dans la LHJMQ.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Impliqué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) pendant près de 25 ans, Denis Arsenault a été l'un des principaux artisans de la grande place que les études y occupent.

Il est à l'origine de la première politique scolaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mise en place en 2005. Depuis, les équipes du circuit s'appuient sur ce document pour donner un encadrement pédagogique adéquat à leurs athlètes.

L'influence de M. Arsenault lui a valu le premier prix hommage Ferland-Dubuisson, qui sera désormais remis chaque automne par l'Alliance sport-études à «une personne ayant contribué de façon significative à la réussite des étudiants-athlètes».

M. Arsenault accepte cette récompense avec fierté, mais aussi avec modestie. «Évidemment, j'ai été très honoré, mais en même temps un peu gêné. Parce que c'est tellement un travail d'équipe. Un peu comme une équipe de hockey», estime celui qui a été professeur de physique au secondaire et conseiller syndical avant de travailler pour la LHJMQ... à sa retraite.

Quand le président du circuit, Gilles Courteau, lui a demandé de s'occuper de la scolarisation des jeunes, en 2003, il y avait beaucoup à faire, reconnaît notre lauréat de la semaine. Il fallait éduquer les dirigeants des formations, qui n'accordaient pas assez d'importance au volet scolaire, note M. Arsenault. Même si ce devoir faisait et fait toujours partie du mandat de la ligue.

Conscientiser

«L'approche [de l'époque], c'était de dire : "On va aller chercher un joueur, et après on se demandera si on est capable de le scolariser", raconte-t-il. Tandis que notre approche, c'était pour faire en sorte que les gens soient conscients, au moment d'aller chercher quelqu'un, qu'ils avaient l'obligation de le scolariser.

«Je pense qu'un dirigeant d'équipe qui dit que le [volet] scolaire l'embarrasse, ça se voit à peu près plus», affirme l'homme de 79 ans.

Denis Arsenault sait de quoi il parle. En 1990, nouveau retraité, il amorce une carrière dans la LHJMQ. Il s'occupe d'abord du recrutement pour le Collège Français de Longueuil. En 1998, il se retrouve gouverneur de cette équipe alors qu'elle vient de déménager à Bathurst. En 2000, M. Courteau l'invite à diriger le centre de soutien au recrutement.

«À travers tout ça, j'étais conscient de la problématique études», affirme M. Arsenault, dont l'un des fils, Yan, a joué 255 matchs dans cette ligue de 1989 à 1993, tout en poursuivant son cheminement scolaire. «J'étais conscient des problèmes que ça pouvait représenter.»

Aujourd'hui, environ 200 joueurs de la LHJMQ profitent du soutien de l'Alliance sport-études. D'ailleurs, à l'image des dirigeants, les jeunes sont aussi plus interpellés par l'école qu'il y a 20 ans, croit M. Arsenault.

«On voyait souvent un joueur sur le point d'être repêché [par la LNH] délaissé ses études pour, disait-il, se donner une chance. C'est un phénomène de plus en plus marginal», constate M. Arsenault, qui a pris sa deuxième retraite en octobre 2014.

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