Jacques Hérisset: le legs d'un bâtisseur

Il quittera la Coupe Banque Nationale après 2017,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Il quittera la Coupe Banque Nationale après 2017, mais Jacques Hérisset n'a pas l'intention de quitter le tennis pour autant.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Quand il quittera l'organisation de la Coupe Banque Nationale (autrefois le Challenge Bell) en 2017, Jacques Hérisset laissera à la capitale un tournoi de tennis en santé qu'il est lui-même allé chercher, il y a 23 ans, et qu'il a travaillé fort pour garder à Québec.

«Cette année, je forme Pierre-Luc Tessier qui prendra la relève l'an prochain, alors que j'agirai comme adjoint, et les gens de l'organisation m'ont demandé de rester aussi en 2017, car ils voulaient qu'on vive le 25e ensemble», explique au bout du fil celui que tout le monde appelle «Jack».

Hérisset se souvient encore de la naissance du tournoi. «J'étais au conseil d'administration de Tennis Canada, car je voulais être à la table où les décisions se prennent. C'est là que j'ai appris qu'une date pour un tournoi Tier III de la Women's Tennis Association (WTA) était disponible. Je me suis dit que ce serait tellement une belle opportunité pour le développement de nos jeunes joueuses.»

À l'époque, Richard Legendre était vice-président de Tennis Canada et lui avait donné un coup de main pour amener le tournoi à Québec, alors que des organisations de l'Ontario et de l'Ouest le convoitaient aussi. «Tennis Canada était en charge du tournoi, Richard était le dg et j'étais responsable des bénévoles. Ça se déroulait alors au Club Avantage, où j'étais pro.»

Sauvetages

En 1995, Tennis Canada a toutefois estimé que l'organisation du tournoi était un peu trop imposante pour son équipe. «Jack» Hérisset a donc orchestré un premier sauvetage. «On venait de perdre les Nordiques, on n'allait pas perdre ça en plus!» illustre celui qui est allé à la rencontre d'amants du tennis de la capitale. Les Louis Paquet de la Financière Banque Nationale, Patrick Roy, qui avait déjà suivi des cours au Club Avantage à l'âge de huit ans, et six autres gens d'affaires ont amassé 150 000 $ pour acheter le Challenge.

«Et ils ont fait une bonne affaire, puisqu'en 2005, le tournoi valait 500 000 $ quand il a été racheté par Patrick et Jacques Tanguay alors qu'un groupe de l'Inde était également intéressé à l'acquérir », poursuit le Grand Manitou du tournoi. Cette année, dix ans plus tard, ce sont Québecor et Vidéotron qui se sont portés acquéreurs de la Coupe Banque Nationale.

«Aujourd'hui, le tournoi a 23 ans et est en pleine forme. Pour que ce soit possible, il ne faut jamais se dire que c'est réglé. Il faut des passionnés comme Louis Painchaud, Jacques Tanguay et Claude Rousseau qui veulent toujours améliorer le produit, car la compétition est forte», explique-t-il.

Des idées et des vedettes

Des idées «folles» comme un court de tennis dans la salle de bal du Château Frontenac, sur les plaines d'Abraham ou à place D'Youville, mais aussi la présence de grands noms ont contribué à apporter de la visibilité au tournoi de Québec.

Jennifer Capriati, qui a remporté le Challenge en 1999, Maria Sharapova, qui l'a gagné à l'âge de 16 ans en 2003, quelques mois avant de remporter Wimbledon et de devenir la numéro un mondiale, mais aussi Lindsay Davenport, une adepte de hockey qui avait été attirée à Québec en raison de la présence de Patrick Roy, et bien sûr Venus Williams font partie des meilleurs coups de Jacques Hérisset.

«Mon rêve ultime serait qu'une Canadienne remporte le tournoi! Nous avons une joueuse, Eugénie Bouchard, qui en a le potentiel, mais malheureusement nous ne sommes pas sur son calendrier pour l'instant», indique-t-il.

Jacques Hérisset a encore deux ans pour voir son rêve se réaliser, mais, s'il quittera la Coupe Banque Nationale après 2017, l'homme de 72 ans n'a pas l'intention de quitter le tennis. L'Académie Hérisset-Bordeleau, qu'il dirige depuis 40 ans avec son ami Jacques Bordeleau, entraîne encore près de 1 000 jeunes durant l'hiver et plusieurs centaines durant l'été. «J'ai hâte de remettre beaucoup de temps à l'académie. Nous avons deux jeunes sur l'équipe nationale : Élisabeth Desmarais et Félix Auger-Aliassime. Félix, qu'on arrête de dire qu'il est de Montréal, c'est un gars de L'Ancienne-Lorette!» lance fièrement celui qui est loin d'avoir perdu le feu sacré.

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