Jean Rochette: la force tranquille d'un projet colossal

Jean Rochette est fier d'avoir mené à terme... (Photo fournie par la Ville de Québec)

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Jean Rochette est fier d'avoir mené à terme le projet de l'amphithéâtre, construit en dessous du budget initial de 400 millions $ et dans les délais prescrits.

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) Jean Rochette se souviendra longtemps du 3 septembre 2015. La population de Québec s'est ruée pour visiter l'amphithéâtre, le projet de sa vie dont il a dirigé le chantier pendant trois ans. Et le soir même, l'homme de 54 ans devenait grand-père alors que la conjointe de son fils aîné donnait naissance à un enfant.

«La vie est bien faite. La journée de l'inauguration, c'est comme un clin d'oeil», lance Jean Rochette en entrevue avec Le Soleil vendredi matin. Aucun doute possible : l'homme au bout du fil est heureux.

Fier d'être un nouveau grand-papa. Mais fier aussi d'avoir mené dans les temps et sous le budget de 400 millions $ le fameux amphithéâtre, l'imposant projet scruté quotidiennement par la population et les médias depuis le début du chantier en septembre 2012.

Deux mois plus tôt seulement, Jean Rochette, alors directeur du Service de la gestion des immeubles à la Ville de Québec, prenait les commandes du projet après la démission de Jacques A. Bédard, qui avait quitté le navire en avril.

M. Rochette s'y connaissait en gestion de grands projets, ayant notamment supervisé l'administration des contrats lors de la construction de l'Aluminerie Lauralco au début des années 90.

Mais rien ne peut vraiment préparer à un chantier mastodonte comme celui du Centre Vidéotron et ses 400 millions $ de fonds publics.

«Convaincre plutôt qu'imposer»

À la Ville de Québec, on parle de Jean Rochette comme de l'homme par qui le succès est arrivé. Sa gestion serrée de l'échéancier de l'automne 2015 et du budget a porté ses fruits : l'amphithéâtre a été livré à temps et coûtera finalement 370 millions $.

Mais attention, pas question pour notre lauréat Le Soleil-Radio-Canada de prendre tout le crédit. Au contraire. Le succès, dit-il, est une affaire d'équipe. «Le chantier est devenu une machine incroyable, voir tous ces talents individuels mis ensemble a été ma plus grande fierté», dit-il. Car des équipes, il y en avait : des ingénieurs, des architectes, des entrepreneurs. Plus de 3000travailleurs, généralement environ 450 sur le chantier en même temps. «Mais malgré tout, pas une décision ne s'est prise sans qu'un représentant de chacune des firmes impliquées ne soit consulté. Tout le monde était dans le coup», se réjouit l'ingénieur électrique de formation qui a décroché un diplôme en management de l'ENAP en 2009.

«Je le dis et je le répète : la contribution de tout le monde a été significative et nécessaire», poursuit celui qui ne croit pas à la «théorie du champion» voulant qu'une seule personne qui règle tout sur son passage. «Je crois qu'il faut convaincre plutôt qu'imposer», dit-il.

Discrétion

À l'heure où la population découvre leur amphithéâtre, Jean Rochette se réjouit aussi d'une autre chose : si le projet a été hautement médiatisé, il a réussi à garder secrets quelques stress et inquiétudes connues en cours de route. Il se rappelle l'automne 2013 alors que l'hiver se pointait, le béton n'était pas encore à l'abri, les ouvriers travaillaient jour et nuit. «Ç'a brassé par moments. Un chantier de construction n'est pas un salon de thé», illustre-t-il. D'autres petits moments tendus, aussi, inévitables dans un tel projet. «J'en ai ramassé parfois, des personnes, mais ce qui se passe dans la chaloupe reste dans la chaloupe.» Une discrétion qui, pour Jean Rochette, était importante pour la «dignité» de tous les acteurs impliqués.

Soulagé, fier, l'ingénieur mesure aujourd'hui combien il a bien fait de «sortir de sa zone de confort» et de faire le saut dans l'aventure de l'amphithéâtre il y a trois ans. Un hasard, en somme, qui ne serait pas arrivé sans le départ de Jacques A. Bédard. «Avez-vous vu le film Boyhood?» demande Jean Rochette. «Il y a une phrase dans ce film qui dit que, souvent, on dit aux gens de saisir les opportunités. Mais ce qu'il faut, c'est d'être saisi par les opportunités.»

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