Philippe Canac-Marquis: pour l'amour du tour du Lac

L'organisateur du 24 heures du Lac Archibald, Philippe... (Le Soleil, Yan Doublet)

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L'organisateur du 24 heures du Lac Archibald, Philippe Canac-Marquis, se fait plaisir lors de l'événement en roulant avec les cyclistes pendant deux heures.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Philippe Canac-Marquis voit comme un «don du ciel» la venue du 24 heures du Lac Archibald dans sa vie. Et pourtant, c'est lui qui en a assuré la survie il y a cinq ans et qui l'organise depuis à force de travail acharné.

Il s'est d'abord intéressé à l'événement en 2010, alors qu'il se tenait pour la cinquième fois. «C'est des amis à moi [Richard Villeneuve et Julie Lemaire] qui avaient commencé ça. Juste avant la cinquième année, j'ai su que l'événement n'allait peut-être pas revenir», raconte au Soleil M. Canac-Marquis.

En tant que bénévole, il s'est donc mis en tête d'en explorer tous les tenants et aboutissants, pour rapidement réaliser qu'il était intéressé à reprendre le flambeau. «C'est une histoire d'amour depuis ce temps-là. Et ça va super bien!»

Philippe Canac-Marquis explique que le 24 heures du Lac Archibald - anciennement appelé le 24 heures du lac Beauport - constituait en fait l'événement idéal pour lui, qui cherchait justement un projet du genre à mener. «Moi, l'événementiel, j'adore. Une de mes forces, c'est l'organisation. Ça a toujours été comme ça.» Et en plus, le sport est une de ses passions premières. La cerise sur le gâteau : l'événement se déroule à Lac-Beauport, dans sa communauté. Pas surprenant, donc, qu'il qualifie l'activité de «don du ciel».

Présenté pour une 10e année les 8 et 9 août derniers, l'événement consiste à réaliser des tours du lac Beauport, en vélo ou à la marche, seul ou en équipe, pendant une journée entière. Un défi qui représente 490 kilomètres-ou 64tours du lac Beauport - de vélo et 150 kilomètres - ou 20 tours du lac Beauport - de marche, le tout en 24 petites heures. À pied, «c'est comme monter à Trois-Rivières sur le pouce, mais sans pouce!» illustre M. Canac-Marquis.

La majorité des participants réalisent l'exercice en équipe, en parcourant une certaine distance à tour de rôle, mais chaque année, certains se lancent le défi de réaliser l'exploit seuls. «Cette année, il y avait cinq ou six personnes qui voulaient pédaler pendant 24heures. J'en ai un qui a réussi», raconte celui qui a pour sa part mis 350 heures de son temps dans l'organisation de l'activité.

«Ce qui est vraiment tripant dans l'événement que je fais, c'est que ça atteint toutes les strates de sportifs. T'as Jo Tout-le-monde, t'as les sportifs de salon et t'as les athlètes super-entraînés qui vont faire le 24 heures au complet, sans arrêt. T'as du monde de tous les milieux», se réjouit l'organisateur au talent de rassembleur.

Activité caritative

À ses yeux, la beauté de l'événement réside également dans son volet caritatif, qui permet d'amasser des fonds pour la Fondation Rêves d'enfants, le camp Cité Joie, la Fondation québécoise du cancer et le Club Rotary Québec-Charlesbourg. Cette année, 75 000 $ ont été amassés, un record, pour les quatre organismes, grâce à la participation de 100courageux sportifs.

«Pour participer, ils doivent ramasser des dons et des commandites, 250 $ par marcheur et 500 $ par cycliste», explique Philippe Canac-Marquis. «Quand les gens arrivent à l'événement, je leur fais toujours la blague : "La job est faite. Vous êtes entraînés, vous avez ramassé votre argent. Là, c'est le moment d'avoir du fun!"»

Bien qu'il souhaite soutenir les quatre organismes impliqués, M. Canac-Marquis affirme que le 24 heures du Lac Archibald n'accueillera jamais plus d'une centaine de participants. «Je ne peux pas, et ce n'est pas ça que je veux. Ce que je veux, c'est de pouvoir me promener à travers mes 100 participants et de tous les connaître. Pour moi, c'est super important, et c'est quelque chose que je veux garder.»

Son plus grand plaisir - son «bonbon», comme il l'appelle-est d'ailleurs de rouler avec les cyclistes entre 4h et 6h du matin, «pour remonter le peloton et jaser avec les gens». «Cette année, on a eu un spectacle. C'était bleu, rose, gris dans le ciel. C'était extraordinaire. Ça dure 20 minutes, mais c'est magique!»

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