Dre Christine Houde: le coeur au travail

Une expérience «assez extraordinaire où tout le monde... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Une expérience «assez extraordinaire où tout le monde a mis la main à la pâte», explique la Dre Christine Houde au sujet de la chirurgie cardiaque qui a permis de sauver le petit Édouard Boucher.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le 7 mai, lorsque la Dre Christine Houde a reçu un appel d'urgence d'une collègue de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, à Victoriaville, elle a su que les minutes étaient comptées afin de sauver le petit Édouard Boucher, né quelques instants plus tôt avec une malformation cardiaque. Il était 11h45. Une heure et quart plus tard, après un trajet de 120 km en ambulance, la cardiologue pédiatre du Centre mère-enfant, appuyée par une équipe de spécialistes en néonatalogie, sauvait la vie du poupon.

«Le chrono s'est tout de suite mis à tourner. Ce n'était pas une question d'heures, mais de minutes, explique-t-elle au Soleil. J'avais l'impression [que l'enfant] n'aurait pas le temps d'être transféré chez nous. Je me suis alors dit : pourquoi je n'irais pas à Victo faire la septostomie?»

Sans cette intervention, baptisée septostomie ballon, le petit Édouard, enfant d'Annick Picard et Kevin Boucher, était condamné. Si un enfant sur 100 naît avec un problème cardiaque, une pathologie semblable à la sienne se rencontre seulement tous les 5000 patients.

«Un cas aussi grave qu'Édouard, on en voit tous les quatre ou cinq ans, note-t-elle, ajoutant qu'à son arrivée, l'enfant montrait un taux d'oxygène sanguin de seulement 40 %. «Un taux inférieur à 70 %, c'est déjà bas. On ne peut pas passer des heures ainsi sans qu'il y ait des séquelles neurologiques.» Son teint était bleuté, symptôme d'une importante cyanose, d'où l'expression «bébé bleu».

Atteint de ce qu'on appelle dans la littérature médicale une «communication interauriculaire restrictive», qui empêche le sang de circuler normalement dans le coeur, le petit Édouard a été soumis à une délicate opération consistant à faire une rupture de membrane entre les deux oreillettes. L'intervention se pratique en faisant passer un cathéter à travers le cordon ombilical, en se guidant à l'échographie. «La saturation d'oxygène dans le sang a monté à 90 % dans le temps de le dire», mentionne la Dre Houde, qui compte 23 ans de pratique.

Sauvé in extremis, l'enfant n'était pas au bout de ses peines. Une dizaine de jours plus tard, le temps requis pour lui permettre de prendre des forces, il a été transféré au Centre mère-enfant de Québec pour subir une chirurgie permettant de régler sa malformation de façon définitive. Le 25 mai, le petit garçon a pu quitter l'hôpital. «Il pourra mener une vie normale, sans problème.»

C'est avec beaucoup d'humilité que la Dre Houde reçoit le titre de lauréat de la semaine, soulignant au passage qu'elle n'aurait rien pu faire sans la précieuse collaboration de son équipe. «Il s'agit d'une expérience assez extraordinaire où tout le monde a mis la main à la pâte.»

La médecin profite de l'honneur qui lui est décerné pour faire la promotion de la Fondation québécoise pour les enfants malades du coeur, une cause qui lui tient «à coeur» depuis une vingtaine d'années. L'organisme vient en aide aux jeunes patients et à leur famille. Quelques activités de financement figurent au programme cet automne. Elle invite les lecteurs qui veulent en savoir davantage à se rendre sur le site www.en-coeur.org.

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