Marc Gourdeau: fontaine de Jouvence

Si Marc Gourdeau a choisi de s'investir précisément... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Si Marc Gourdeau a choisi de s'investir précisément dans le théâtre, c'est parce qu'à son avis, cette forme d'expression est «à l'épreuve de l'insignifiance».

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) L'art dramatique a toujours été présent d'une manière ou d'une autre dans la vie de Marc Gourdeau. Entre l'époque de sa formation au Conservatoire jusqu'au prix Sentinelle obtenu tout récemment en reconnaissance de sa contribution au sein du théâtre Premier Acte, le théâtre et Marc Gourdeau ne se sont jamais quittés.

Il y a eu des parenthèses et des voyages, mais la qualité de son engagement n'a jamais faibli non plus. Il fut un temps, dans les années 80, où l'homme était si actif à CKRL qu'on aurait pu difficilement dissocier sa voix de celle de la station de radio communautaire de Québec. Dans le même temps, il ne se trouvait jamais bien loin du monde du spectacle, puisqu'on pouvait le voir à l'oeuvre pendant le Festival d'été, s'activant autour de l'une ou l'autre des scènes extérieures. Personne n'a d'ailleurs été étonné de le voir succéder à Michel G. Barette à la programmation des arts de la rue cette année.

Sa nature militante l'a également conduit à la présidence du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, poste qu'il occupe toujours. À ce titre, il ne manque jamais une occasion de défendre les intérêts du milieu artistique, toutes disciplines confondues.

La relève

C'est à la fin des années 80, après qu'il eut fait un baccalauréat en communication, que Marc Gourdeau entre à l'emploi du Théâtre de l'Aubergine de la Macédoine, puis du Théâtre de sable. En 1999, on lui offre de s'occuper de la gestion de Premier Acte, compagnie encore toute jeune vouée à la diffusion du travail des artistes émergents. Il accepte d'autant plus volontiers qu'il sent qu'il va pouvoir bâtir pour l'avenir. Les chiffres lui donnent raison. Le budget, qui était de 25 000 $ à son arrivée, tourne aujourd'hui autour du demi-million.

S'il a choisi de s'investir précisément dans le théâtre, c'est parce qu'à son avis, cette forme d'expression, contrairement à d'autres, est «à l'épreuve de l'insignifiance». «Le théâtre est très porteur de sens et de questionnement, et beaucoup de créateurs de la jeune génération font des spectacles qui interpellent le social - je ne dis pas que les plus vieux ne le font pas. Ils lisent le journal, ils sont en crisse comme moi et ils font un show.»

À Premier Acte, cette quête est peut-être encore plus évidente. «À cause de la mission et du mandat, on ne regarde pas ou très peu le potentiel marketing quand on met sur pied une saison. Notre mission, c'est d'aider des jeunes avec un fort potentiel à se développer.»

Côtoyer la relève, c'est aussi une fontaine de jouvence. «Faire mon quotidien avec des artistes qui ont tous tout au plus 30 ans, moi qui suis beaucoup plus proche de 60, ça me garde jeune. En même temps, ils ne font pas du théâtre par habitude, mais à partir d'une motivation artistique qui les pousse à se dévouer corps et âme dans un projet de création.»

La compagnie n'est pas seulement une pépinière, elle joue aussi un rôle dans la rétention des artistes dans la région, croit enfin Marc Gourdeau. «Je n'ai pas de statistiques, mais j'ai l'impression que l'exode est beaucoup moins important qu'il l'a déjà été. Premier Acte y contribue, le programme Première Ovation aussi. Pour les jeunes, ce n'est pas le Klondike, mais au moins il y a une paie.»

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