Charles Philibert-Thiboutot: chaque fraction de seconde compte

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Texte: Après cinq années passées à l'Université Laval, Charles Philibert-Thiboutot tente de se qualifier pour Toronto et Pékin, tout en gardant les Jeux olympiques de Rio de Janeiro comme objectif ultime.

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(Québec) À son entrée à l'Université Laval, rien ne laissait croire qu'il avait un talent pour compétitionner à l'international, rappelle CharlesPhilibert-Thiboutot. Pourtant, cinq ans plus tard, le spécialiste de la course à pied sur 1500 mètres s'entraîne en Arizona et courra bientôt en Californie et en Europe afin de se qualifier pour Toronto et Pékin, tout en gardant Rio comme objectif ultime.

«Là où je suis rendu, chaque dixième, même chaque centième de seconde compte pour beaucoup», explique le coureur de 24 ans de Québec. Le Soleil l'a joint à 230 km au nord de Phoenix. La ville de Flagstaff loge en bordure du plateau du Colorado, à 2100 mètres d'altitude (6900 pieds). L'équipe canadienne d'athlétisme y tient son camp d'entraînement préparatoire à la saison extérieure.

Entre ses deux séances d'entraînement quotidiennes, une sieste en début d'après-midi n'est pas superflue, confie-t-il. L'air raréfié rend tout effort plus exténuant. Mais une fois redescendu au niveau de la mer, «c'est comme une renaissance. Un peu plus et tu peux goûter l'air!» s'emballe celui qui a vécu sa première expérience dans les hauteurs à pareille date l'an dernier. Il a ensuite connu la meilleure année de sa jeune carrière.

Le grand blond a abaissé ses temps sur plusieurs distances, raflant nombre de médailles sur les circuits universitaires d'athlétisme et de cross-country. Il a surtout fini deuxième au championnat canadien civil senior sur sa distance fétiche, 1500 m, en plus de décrocher une huitième place en Coupe continentale.

Il a maintenant jusqu'au 14 juin pour se qualifier en vue des Jeux panaméricains, présentés à Toronto du 10 au 26 juillet, puis jusqu'au 1er juillet pour obtenir sa place aux Championnats du monde d'athlétisme, disputés à Pékin du 22 au 30 août.

«Ma prochaine course est le 2 mai [à l'Université Stanford], alors deux mois pour faire tout ça, ce n'est pas très long», fait valoir celui qui doit abaisser sa marque personnelle de 3 min 38,33 s à 3:36,20 pour accéder aux Mondiaux.

«Je viens de connaître un an d'entraînement constant où j'ai à la fois amélioré mon endurance et ma vitesse, alors c'est tout à fait possible. Dans les derniers mois, mes autres distances [1000 et 3000 m] ont été nettement meilleures que l'an passé.» Un top 2 canadien suffira pour les Panams, ce qu'il a déjà réussi.

Vers Rio de Janeiro

Même s'il tient à vivre «un moment à la fois» et à «ne pas trop se projeter», le chemin actuel jusqu'aux Mondiaux s'apparente à celui qu'il empruntera vers les Jeux olympiques de Rio de Janeiro, tenus en août 2016. Dévoilé cette semaine, le standard olympique du 1500 m masculin est établi à 3:36,00.

Il amorce donc une quinzaine de mois entièrement consacrés à la course, une première pour lui. «Je me dis que ça va être mon travail de m'entraîner dans un sport que j'aime, au lieu de passer mes journées en dedans à taper sur un ordinateur», se réjouit-il, soulignant le support indéfectible de son entourage.

Autre première, il courra tout l'hiver prochain à Vancouver. Tout en conservant ses liens avec l'entraîneur du Rouge et Or, Félix-Antoine Lapointe, qui le dirige depuis ses débuts, Philibert-Thiboutot trouvera une motivation renouvelée loin de la neige et du tapis roulant, de novembre à mars.

«Je veux mettre toutes les chances de mon côté. J'avais deux choix : passer l'hiver en Floride ou en Arizona, où je ne connais personne, ou aller m'entraîner à Vancouver avec des amis et avec un coach qui est d'accord pour suivre le plan que Félix-Antoine et moi allons mettre en place. C'est le meilleur des deux mondes.»

Sous l'égide de l'entraîneur Richard Lee, le BC Endurance Project réunit surtout des coureurs de longue distance, dont le marathonien Dylan Wykes, 20e aux Jeux olympiques de Londres en 2012.

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