Béatrice Lamarche et Geanne Blais-Dufour: une razzia sur glace

Les patineuses de Québec ont remporté cinq médailles... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les patineuses de Québec ont remporté cinq médailles chacune à leur première participation aux Jeux d'hiver du Canada.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Lauréates : Les patineuses de vitesse Béatrice Lamarche et Geanne Blais-Dufour
Occasion : Elles ont remporté cinq médailles chacune lors des Jeux d'hiver du Canada, tenus à Prince George, en Colombie-Britannique.

À 16 et 19 ans respectivement, Béatrice Lamarche et Geanne Blais-Dufour ont plané au-dessus des derniers Jeux d'hiver du Canada en y remportant cinq médailles chacune. Ce dénouement illustre d'ailleurs de belle façon la dominance des membres de l'équipe québécoise de patinage de vitesse, particulièrement ceux de courte piste, qui ont raflé les 24 médailles individuelles en jeu lors de la compétition nationale qui se tenait du 13 février au 1er mars.

Les deux patineuses de Québec en étaient pourtant à leur première participation à ces Jeux d'hiver, qui accueille des athlètes de haut niveau, rappelle Geanne Blais-Dufour. «C'est quand même les Jeux du Canada, c'est gros!»

Elle y a remporté trois médailles d'or, une d'argent et une de bronze, dominant notamment le 1500 mètres et le 1000 mètres en longue piste, ses «distances préférées».

«Ça fait partie des meilleures compétitions que j'ai eues. Je m'attendais pas à gagner autant de médailles. Je suis vraiment contente!»

Geanne en aurait d'ailleurs remporté six, mais elle a été disqualifiée de la course en départ de masse quelques minutes après avoir traversé la ligne d'arrivée en premier. C'est qu'en effectuant un dépassement, son patin est entré en contact avec la ligne intérieure à ne pas franchir. «J'ai vraiment trouvé ça triste, parce que le mass start [départ de masse], je ne m'attendais pas du tout à le gagner. J'étais vraiment fière», ajoutant avec sagesse que dans ce type de course, «on ne sait jamais ce qui peut arriver».

Alors que l'humble patineuse dit s'être mis une pression - «mais positivement» - durant ses courses, Béatrice, elle, est la définition même de la sérénité. «Je n'étais pas du tout stressée avant mes courses», dit-elle sans équivoque.

Son calme désarmant lui aura permis de grimper à trois reprises sur la plus haute marche du podium - notamment au 1000 mètres et au 3000 mètres -, et de remporter deux médailles d'argent. Pas mal pour une athlète qui visait deuxtop3 aux Jeux du Canada!

À noter que Béatrice Lamarche y compétitionnait en courte piste, mais avait également été sélectionnée pour y participer en longue piste.

Béatrice Lamarche se souviendra particulièrement de sa course au 1000 mètres, qu'elle a remportée après avoir occupé le quatrième rang pendant presque tout le parcours. Profitant d'un accrochage entre les trois filles devant elle, survenu à un demi-tour de la ligne d'arrivée, «j'ai vu une ouverture et j'ai foncé!»

Une affaire de famille

Béatrice a grandi avec des patins dans les pieds. Son père, Benoit Lamarche, a en effet participé aux Jeux olympiques de Sarajevo, en 1984, et à ceux de Calgary, en 1988, en patinage de vitesse.

Pas surprenant, donc, que la jeune athlète et élève à l'école secondaire De Rochebelle soit particulièrement douée sur la glace.

Voudra-t-elle suivre les traces de son père jusqu'à se rendre jusqu'aux Olympiques? Une chose à la fois, estime-t-elle. «Je suis juste en secondaire 4!»

À 16 ans, il lui reste encore trois saisons à faire en tant que junior. Et aussi longtemps qu'elle le pourra, elle continuera à compétitionner en courte et en longue piste.

Énormément terre à terre, Béatrice assure toutefois qu'elle aboutira au final en longue piste. Et c'est catégorique : «je ne déménagerai pas à Montréal», là où s'entraîne l'équipe nationale de courte piste.

Pour ce qui est de Geanne Blais-Dufour, l'inspiration vient du grand frère, Guillaume Blais-Dufour, ancien membre des équipes nationales de courte et de longue piste.

«C'est sûr qu'avoir mon frère sur l'équipe nationale, c'est motivant parce que tu te dis : "Si mon frère est allé, je suis capable d'y aller aussi."»

Amorçant à compter de la saison prochaine sa carrière au niveau senior, Geanne espère d'ailleurs atteindre l'équipe nationale de longue piste d'ici deux ans. «C'est mon objectif numéro un.»

En ce qui a trait à la compétition ultime, les Jeux olympiques, l'étudiante au Cégep Garneau préfère ne pas trop y penser pour le moment. «À long terme, c'est sûr que d'aller aux Jeux, je l'envisage. Mais ce n'est pas ça qui me motive à continuer. Ça ne m'aide pas de me dire que dans quatre ans, je pourrais aller aux Jeux olympiques. C'est trop loin.»

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