Marcel Dutil : le fier porte-drapeau

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«En affaires, il faut continuellement se battre. Il faut constamment penser à grandir. Il faut apprendre à passer à travers les temps durs en sachant que des temps moins durs s'en viennent et que l'on pourra alors se remplumer pour retourner à la guerre» indique Marcel Dutil, président du conseil d'administration de Groupe Canam.

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(Québec) S'il le pouvait, Marcel Dutil ferait grimper avec lui les 4000 employés du Groupe Canam sur la tribune du Château Frontenac au moment de son intronisation à l'Acadmie des Grands Québécois!

PRÉSENTATION

LAURÉAT : Marcel Dutil, président du conseil d'administration du Groupe Canam.

OCCASION : Il fait partie des quatre personnalités, en compagnie de Jean Marchand, d'Alain P. Rousseau et de Denis Vaugeois, qui seront intronisées à l'Académie des Grands Québécois, le 17 avril, par la Chambre de commerce et d'industrie de Québec.

Membre de l'Ordre du Canada, chevalier de l'Ordre national du Québec et détenteur de doctorats honoris causa de l'Université du Québec à Montréal, de l'Université de Sherbrooke et de l'Université de Montréal, l'industriel beauceron de 72 ans l'avoue franchement : les honneurs individuels, ce n'est pas sa tasse de thé.

«Moi, je ne suis que le porte-drapeau de l'équipe de Groupe Canam. Quand on me décerne un honneur, ça envoie un message à tous nos employés à l'effet que ce que l'on fait, ce n'est pas si pire que ça et que des gens de l'extérieur de l'entreprise le reconnaissent.»

Pour en arriver à ce résultat, ne faut-il pas que le patron soit un dirigeant éclairé?

Marcel Dutil détourne aussitôt la question.

«Le gars qui a fait le plus d'erreurs dans l'entreprise, c'est moi! J'ai fait des bons coups aussi», finit par reconnaître celui qui, en 1961, amorçait sa carrière dans l'entreprise - Canam Steel Works - que son père et sa mère avaient mise au monde un an plus tôt.

Du flair, Marcel Dutil en a eu également.

«En affaires, il faut continuellement se battre. Il faut constamment penser à grandir. Il faut apprendre à passer à travers les temps durs en sachant que des temps moins durs s'en viennent et que l'on pourra alors se remplumer pour retourner à la guerre. Comme je le dis souvent : Tough times don't last, tough people do

Des «bons coups», Marcel Dutil a dû en accumuler quelques-uns pour en arriver à bâtir le Groupe Canam, une entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de produits de construction qui compte 23 usines et 4000 employés au Canada, aux États-Unis, en Roumanie, en Inde et à Hong Kong et dont les revenus ont atteint 1 milliard $ en 2013. 

N'oublions pas, non plus, qu'il est aussi le fondateur de Manac, un fabricant de semi-remorques qui compte 1250 employés dans quatre usines en Amérique du Nord et qui a affiché, en 2013, un chiffre d'affaires de près de 300 millions $.

Le Groupe Canam et Manac sont dirigés par les deux fils de Marcel Dutil, Marc et Charles.

«J'agis comme un mentor auprès d'eux. Quand ils ont un problème, ils m'en parlent. Ils me présentent leurs solutions et je leur dis ce que j'en pense. Après ça, ils font ce qu'ils veulent.»

Intégrité

S'il y a une valeur qui prime par-dessus toutes les autres, tant au Groupe Canam que chez Manac, c'est l'intégrité.

«On joue la carte de l'honnêteté avec nos clients, nos fournisseurs et nos employés.»

Quand il parle de ses employés, M. Dutil parle de ses «soldats», ces hommes et ces femmes qui vont à la guerre avec lui.

«Ses employés, il faut les traiter correctement. Nous, on ne se gêne pas pour dire que nous sommes en affaires pour faire de l'argent et nous en faisons bénéficier nos employés avec des formules de partage des profits», explique l'industriel fier de dire qu'il joue à visière levée avec son monde. À la fin de chaque trimestre, les dirigeants de Groupe Canam vont rencontrer les employés dans les milieux de travail. «On commente les résultats. On parle du carnet des commandes et des améliorations que l'on veut apporter.»

Cette relation de proximité avec les travailleurs fait partie des traditions dans la famille Dutil. «Ç'a commencé le jour 1 et ça se poursuit.» 

En Beauce, Marcel Dutil ne fait pas que procurer des emplois à ses concitoyens. Il donne son temps - et son argent - à de nombreuses causes sociales et communautaires, dont la Maison Catherine-de-

Longpré, une résidence vouée aux soins des personnes en phase terminale.

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