Helder Duarte: 20 ans et 2000 $ plus tard

Helder Duarte soulève le trophée remis aux joueuses... (PHOTO FOURNIE PAR LE ROUGE ET OR, STÉPHANE GAUDREAU)

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Helder Duarte soulève le trophée remis aux joueuses de soccer du Rouge et Or, championnes canadiennes. Il est entouré de deux de ses protégées, Caroline Marcotte et Mélissandre Guy.

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(Québec) Lauréat: Helder Duarte
Occasion: L'entraîneur a mené les filles du Rouge et Or soccer au titre de championnes canadiennes universitaires, une première pour une équipe québécoise.

Début septembre, Helder Duarte clamait haut et fort aligner «le meilleur groupe de joueuses qu'on a eu en20 ans à l'Université Laval». Et il avait raison! Dimanche dernier, les filles du Rouge et Or soccer ont remporté le championnat canadien universitaire, premier triomphe d'une formation du Québec en 28 ans d'histoire du tournoi.

Il s'agissait de la toute première finale nationale à laquelle participaient Duarte et sa bande, lui qui a lancé le programme de soccer féminin du Rouge et Or en 1995. Même que l'année précédente, en 1994, pour roder son équipe en devenir, le coach avait déboursé 2000 $ de ses poches en achetant gilets, ballons et équipement. «Ma femme l'a juste appris 18 ans plus tard!» rigole-t-il.

«On ne pensait pas gagner le championnat canadien dès 1995, mais en 1996, oui ! On avait une bonne équipe et on avait gagné le championnat québécois. Mais une fois au championnat canadien, c'était plus dur qu'on pensait.» Quatrième position en 1997, médaille de bronze en 2002, il aura quand même fallu 20 ans pour atteindre le sommet.

Que de «bonnes» joueuses

Grâce à un alignement hors du commun. «Dès l'entraînement présaison, on réussissait des choses qu'on n'avait jamais réussies avant. Le niveau technique et la compréhension tactique des joueuses étaient élevés. Et avant, on avait toujours six ou sept joueuses avec plus de difficulté. Là, toutes nos joueuses étaient bonnes», s'étonne encore l'entraîneur.

Les plus vieilles comme les recrues. Il en veut pour preuve l'absence de Marie-Sandra Ujeneza durant le championnat. Défenseure centrale partante et étoile, Ujeneza s'est blessée en finale de ligue et a dû être remplacée par la recrue Roxanne Dionne pour l'ultime compétition. «Roxanne n'avait presque pas joué durant la saison, elle a joué tout le championnat et ça n'a pas paru», explique-t-il.

D'autres nouvelles venues se sont illustrées. Avec son but égalisateur en quart de finale et ses trois réalisations en grande finale, l'attaquante Joëlle Gosselin a été nommée joueuse par excellence du championnat. L'arrière latérale Mélissa Roy a mérité le titre de recrue de l'année au Canada.

La gardienne Marie-Joëlle Vandal a bloqué deux tirs de barrage dans le match initial et a effectué au moins deux autres arrêts clés en finale, avant que les vannes offensives ne s'ouvrent vers un triomphe de 5-0, la pire dégelée subie par une équipe de l'Ouest en finale. Et que dire de Hélène Moreau et de son tir de barrage victorieux en quart, elle qui n'avait pas joué du match?

Le Rouge et Or perd maintenant cinq piliers en Caroline Marcotte, Alexandra Brunelle, Mélissande Guy, Jade Girard et Rachel Collard. Mais «ça s'annonce bien pour encore au moins deux ans», dit Duarte, en plus d'être convaincu que cette conquête facilitera le recrutement futur. «Et celles qui sont déjà ici vont vouloir répéter l'exploit.»

«Non seulement elles ont réussi, mais elles l'ont fait de très belle façon», insiste Duarte, à propos des victoires de 3-2, 3-0 et 5-0 arrachées en quatre jours à leurs rivales de Western Ontario (London, Ont.), Fraser Valley (Abbotsford, C.-B.) et Trinity Western (Langley, C.-B.).

Pour les joueuses passées

Selon le pilote, cette victoire rejaillit sur toutes les joueuses qui ont porté les crampons pour le compte du Rouge et Or depuis deux décennies. Plusieurs étaient d'ailleurs dans les estrades du stade de l'Université Laval pour assister aux prouesses de leurs héritières.

«On a gagné avec cette génération-là, mais toutes les générations d'avant ont contribué. La génération d'aujourd'hui a gagné pour les générations précédentes. Pour en arriver là, elles ont eu besoin de ce qui s'est fait auparavant», souligne-t-il.

Père de deux filles, coach Duarte se dit à la blague «condamné à coacher des filles». Cet ancien gardien a dirigé des gars dans le passé et ne dit pas non à un retour sur les lignes de côté pour une équipe masculine. Mais il tient au développement du soccer féminin, les débouchés en sport collectif s'avérant plus limités pour les adolescentes.

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