André Fillion: chef de bande

Près de 300 élèves font partie aujourd'hui du programme... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Près de 300 élèves font partie aujourd'hui du programme de concentration musique de l'école secondaire Mont-Saint-Sacrement, lancé en 1987 par André Fillion.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Présentation: André Fillion, fondateur et coordonnateur de la concentration musique de l'école secondaire Mont-Saint-Sacrement (MSS), de Saint-Gabriel de Valcartier. Occasion : L'harmonie senior du MSS a obtenu la mention Or et la première place de sa division en avril à une compétition de Heritage Festival.

Comment diriger une bande de plus de 80 jeunes de 4e et 5e secondaire pour qu'ils remportent les honneurs aux compétitions québécoises, canadiennes et aux États-Unis? Cette question se pose chaque année pour notre lauréat, André Fillion, fondateur et coordonnateur de la concentration musique de l'école secondaire Mont-Saint-Sacrement (MSS), de St-Gabriel de Valcartier. Et chaque année, il trouve une réponse.

L'harmonie senior (ou orchestre à vents) du MSS a obtenu la mention Or et la première place de sa division en avril, à New York, à une compétition de Heritage Festival. L'harmonie s'est aussi vu décerner un Prix des Juges, remis aux groupes qui atteignent une note de 92 % ou plus.

La formation dirigée par M. Fillion a obtenu ce prix pour une sixième année consécutive. Le stage band, un sous-groupe de l'harmonie, s'est aussi mérité la mention Or dans sa division. En 2007, Heritage Festival avait déjà reconnu l'enseignant québécois comme Outstanding music educator.

«La compétition était très relevée cette année, raconte M. Fillion. Une dizaine de groupes ont obtenu un prix des juges. Ça vous donne une idée...»

La formation du MSS comptait 87 jeunes, souligne-t-il. «On avait un gros band!» Il ne faut pas trop s'étonner, dit-il, de voir un orchestre à vents du Québec se distinguer ainsi. «Le Québec est un des endroits les plus forts dans ce domaine au Canada et peut-être même en Amérique du Nord. Un concours provincial pour les orchestres à vents au Québec est aussi relevé - sinon plus - qu'une compétition aux États-Unis.»

Il y a quatre orchestres à vents au Mont-Saint-Sacrement, pour tous les niveaux. La formation regroupe des sections de cuivres, bois et percussions. Les succès que remporte cette école ne sont pas dus qu'à la passion d'André Fillion. Le programme compte deux autres professeurs permanents et une douzaine de professeurs au parascolaire, dont certains enseignent aussi au Conservatoire de Québec ou jouent pour le Royal 22e Régiment. «Tous les jeunes travaillent avec ces profs-là avant que moi j'entre en scène, au quatrième secondaire.»

Débuts à Rimouski

André Fillion a lui-même débuté au sein de l'orchestre à vents de son école secondaire, à Rimouski. Il a poursuivi ses études musicales au Conservatoire, en flûte traversière. Là encore, il a continué à jouer au sein d'une formation, et pendant ses études universitaires, à Laval, il a joué avec les Cascades de Beauport.

«Pendant toutes mes études, j'étais totalement allumé sur l'idée de fonder une concentration musique dans une école secondaire. Cette idée ne m'a jamais abandonné.»

À la fin de son certificat en pédagogie, en 1985, il s'inscrit au placement étudiant à Laval et est appelé à postuler à l'école secondaire Mont-Saint-Sacrement. «Je leur ai dit : "Je peux vous faire une concentration musique ici..." Je crois que c'est ça qui les a convaincus.»

Le programme a débuté en 1987, et s'est progressivement étendu sur toutes les années du secondaire. Aujourd'hui, près de 300 élèves en font partie, dont environ 80 en 4e et 5e secondaire, avec lesquels il travaille. Son secret?

«Assure-toi comme chef d'avoir une bonne chimie avec les jeunes. Il faut descendre de son piédestal pour les écouter, les aider, leur donner confiance», confie-t-il.

Le grand attrait de ces projets, selon lui, c'est qu'ils représentent une réalisation concrète. «Pour un jeune du secondaire, c'est stimulant d'avoir un but précis, une échéance réelle.»

Cela exige aussi une éthique de travail. «Quand t'es en répétition avec 75 ou 80 jeunes, faut que ça se fasse dans l'ordre. On doit leur faire comprendre que pour se rendre aux niveaux qu'on vise, il n'y a pas de temps à perdre, mais il y a moyen de créer une atmosphère de travail détendue. Respecte-les et ils vont te respecter», conclut-il.

Ce parcours offre une chance d'élargir la dimension éducative d'un étudiant. «Améliorer la concentration, apprendre à s'intégrer au sein d'un groupe, apprendre l'autodiscipline, ça sert toute la vie. Et remporter les grands honneurs à New York, c'est une occasion de nourrir l'estime de soi.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer