Dr Jean Deslauriers: une mission de coeur

Le Dr Jean Deslauriers, accompagné de son «alliée»,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le Dr Jean Deslauriers, accompagné de son «alliée», sa femme Debbie

Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) Lauréat : Le Dr Jean Deslauriers, chirurgien thoracique à l'Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec

 

 

 

Occasion : Il a reçu la médaille de l'Ordre du Canada pour souligner l'ensemble de sa carrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques jours, le Dr Jean Deslauriers de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - ou l'Hôpital Laval - a reçu la médaille de l'Ordre du Canada lors d'une cérémonie à Ottawa pour tout le travail qu'il a accompli en chirurgie thoracique au cours des

37 dernières années.

«C'est ma vie, la chirurgie thoracique. J'ai été impliqué dans tous les aspects de la recherche, de l'enseignement et de la qualité de la pratique», a résumé le médecin âgé de 67 ans.

Il est en poste à l'Hôpital Laval depuis 1976. Les poumons et les voies aériennes, dont la trachée, n'ont plus beaucoup de secrets pour lui. Il a opéré de nombreux cas de cancers de poumon dans sa carrière. «J'ai enlevé des milliers de lobes du poumon. Je suis le chirurgien thoracique le plus senior au Canada et un des plus seniors sur la planète», a-t-il dit.

Le chef du département de pneumologie et de chirurgie thoracique de l'Institut, le Dr Michel Laviolette, a dit du Dr Deslauriers qu'il avait acquis une réputation internationale au fil des années.

«Il a participé à plusieurs études sur la chirurgie thoracique. Il a écrit également plusieurs textes et des livres scientifiques sur le sujet. Il a participé à l'organisation d'un programme de formation en chirurgie thoracique au Québec en collaboration avec l'Université de Montréal», a-t-il souligné.

Chirurgien et mentor

En plus de son travail de chirurgien, le Dr Deslauriers est professeur titulaire à la Faculté de médecine de l'Université Laval. «J'ai formé à peu près tous les chirurgiens thoraciques au Québec», a indiqué le médecin. On compte 25 chirurgiens thoraciques au Québec. Il est particulièrement fier que l'Institut donne de la formation en chirurgie thoracique à des médecins d'autres pays. Ces temps-ci, deux médecins de l'Argentine et de la Grèce poursuivent leur formation à l'Hôpital Laval.

Le travail de chirurgien thoracique a ses exigences. «Quand on enlève un poumon, contrairement à la chirurgie cardiaque où on améliore l'état du patient, tu dégrades la fonction respiratoire en l'espace de quelques heures. C'est une chirurgie à complication, à haut risque, qui techniquement peut être difficile parce que des fois on opère des grosses tumeurs. On opère des tumeurs qui envahissent les côtes. C'est une chirurgie qui peut être techniquement demandante.»

Avec les années, le Dr Deslauriers a réduit la cadence de travail. Il continue de faire des chirurgies, de faire de l'enseignement et de la recherche et d'écrire des textes scientifiques. En parallèle, il travaille avec le ministère de la Santé en vue de regrouper les services de chirurgie thoracique.

«Ce qu'on propose, c'est que la chirurgie thoracique oncologique se fasse dans sept centres au Québec. Ça permettrait des économies de coûts, de réduire les listes d'attente, de regrouper plusieurs chirurgiens dans des équipes, de diminuer les complications parce que c'est prouvé que si tu en fais plus, plus tu diminues les complications postopératoires et que tu améliores la survie», a-t-il expliqué.

Une complice précieuse

Lors de l'entrevue, le Dr Deslauriers a tenu à souligner la contribution de sa femme, Debbie, qu'il a connue à Toronto lorsqu'il étudiait la médecine. Son support lui a permis de passer de longues heures à faire son travail de chirurgien thoracique, mais aussi de faire de la recherche, de l'enseignement et de participer à des congrès scientifiques internationaux. Il lui en est très reconnaissant.

«L'Ordre du Canada ne parle pas d'elle, mais elle a été très importante dans ma carrière. Elle a été ma plus grande alliée lorsque nous sommes allés en Chine en 2008 pour fonder un centre d'investigation des maladies respiratoires dans un hôpital», a-t-il dit.

Infirmière de profession, Madame a travaillé sur plusieurs projets de recherche avec son conjoint tout en élevant leurs cinq garçons.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer